—Le finaud doit m’avoir reconnu par quelque trou invisible percé dans la porte ou la muraille, pensa le tailleur.

Comme il était fermement résolu à trouver son homme, il renonça aux finasseries. Après avoir remonté l’étage, il se mit à refrapper en disant de son timbre le moins rogue:

—Ouvrez, monsieur Polac; c’est moi, votre tailleur; je vous apporte vos vêtements.

Même silence!

Ce qui fit que la voix de Bokel s’adoucit encore pour ajouter vivement:

—Ouvrez, je vous jure que je ne viens pas pour vous demander de l’argent.

C’était bien engageant, n’est-ce pas? Mais le locataire, en admettant qu’il fût chez lui comme l’affirmait son portier, devait être un garçon sceptique qui refusait de croire ace fait anormal qu’un tailleur monte au sixième étage pour ne pas réclamer d’argent.

Le silence continua!

Ce que voyant, Bokel tira son portefeuille, en sortit la facture que nous l’avons vu y placer et la glissa sous la porte en disant, d’un ton presque suppliant:

—Tenez, pour vous prouver que je ne veux pas d’argent, voici votre facture acquittée... Maintenant que vous ne me devez plus rien, monsieur Polac, ayez la bonté de m’ouvrir.