Mercredi 9 juin.—La Laure m'a amené une admirable Adeline de seize ans, grande, bien faite et d'une tête charmante. Je ferai son portrait et m'en promets; j'y pense...
—J'ai été voir le dessin de Gros, chez Laugier[144]; on ne peut plus aimable.
M'a fait moins d'impression que celle du tableau; c'est un contraste singulier avec la chaleur réelle qui est dans tant de choses, que la froideur générale d'exécution; un peu plat. Puis, point d'individualité; du dessin dans les parties, mais l'idée... Un peu atelier... Draperies arrangées, effet connu; le noir sur le devant, etc. Mais c'est égal, je n'en suis pas trop découragé.
Mais il est bien important de faire toujours une esquisse.
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Dimanche 13 juin.—Rien de bien remarquable aujourd'hui.—Jeudi soir chez Leblond.—Aujourd'hui, travaillé toute la journée à copier deux dessins. J'avance beaucoup mon tableau.—Dîner avec Soulier et Fielding.—Commencé mon aquatinte. Chez Fielding et Soulier, le matin.
—A l'atelier, travaillé au coin à gauche, surtout l'homme couché. Oté le blanc qu'il avait autour de la tête.
—Le soir chez M. de Conflans: il était seul. Café de la Rotonde.
—Reçu un billet de la Laure; très drôle.