Fait une visite à Ben-Abou. Il avait un habit de drap blanc.

Il nous a dit que l'empereur courait quelquefois la poudre, avec vingt ou trente cavaliers qu'il désigne. Leurs chevaux passent la nuit en plein air, pluie, chaleur, et n'en sont que meilleurs. Il a mis des aromates dans le thé.

—L'homme qui a couru dans cette grande plaine avant d'arriver; son bras découvert jusqu'à l'épaule et sa cuisse également découverte.

—Avant la rivière, dans une course, la selle du commandant de l'escorte du pacha a tourné; il a perdu son turban.

Nous avons rencontré un autre second du pacha de la province.

Il fait un vent très froid, le ciel pur.—Nous sommes dans la province d'El-Garb, divisée en deux gouvernements.

—Des enfants nous ont jeté des pierres. On a envoyé arrêter le village. Ils n'en seront peut-être pas quittes pour cinquante piastres. Probablement les deux vaches données le soir à Mornay venaient de là.

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Dimanche 11 mars.—A la rivière Sébou, au passage de El-Aïtem[178].