[227] Alphonse-Henri de Gisors, architecte, né en 1796, mort en 1866, élève de Percier. Il a exécuté notamment le remaniement du palais et du jardin du Luxembourg.

[228] Alphonse Masson, graveur. On lui doit plusieurs portraits de Delacroix. Ce fut lui qui fut chargé par le maître de graver à l'eau-forte le Massacre de Scio. Il a gravé aussi un Lion. (Voir Catalogue Robaut, n° 985.)

[229] Adolphe-Pierre Leleux, peintre de genre, né à Paris en 1812: il fit de la peinture sans autre guide que lui-même. Il commença par faire de la gravure, de la lithographie et des vignettes, pressé qu'il était par le besoin; puis, après plusieurs années de luttes, exposa au Salon de 1835 Un voyageur, aquarelle qui fut remarquée. Il voyagea en Bretagne, d'où il rapporta des études de nature et de mœurs; puis dans les Pyrénées aragonaises. Les événements de 1848 jetèrent Leleux dans une voie nouvelle: il donna le Mot d'ordre, scène de juin 1848; la Sortie, autre scène de Juin; Une patrouille de nuit à cheval, scène de Février. Certains critiques ont voulu faire de lui un des chefs de l'École réaliste en peinture, à cause de son exactitude à reproduire la nature.

[230] Alexandre Vimont, peintre, qui exposa aux Salons de 1846, de 1850 et de 1861.

[231] Mort de Valentin, toile datée de 1847. Salon de 1848, Exposition universelle de 1855. Vente Collot, 1852, 4,750 francs, à Mme M. Cottier, qui en a légué la nue propriété au Musée du Louvre. (Voir Catalogue Robaut, n° 1008.)

[232] Sans doute Agnès de Méranie, qui fut représentée à l'Odéon en décembre 1846, et dont le succès ne répondit pas aux espérances fondées sur l'auteur de Lucrèce.

[233] «Je travaille maintenant à mon petit Christ au jardin des Oliviers, que je fais au pastel et que je prierai Mme Roché d'accepter en souvenir de ses bontés.» (Corresp., t.I, p. 329.) Voir Catalogue Robaut, n° 178 et 999.

[234] Georges Duval, vaudevilliste français et auteur de plusieurs ouvrages sur la Révolution.

[235] Robert Bruce, opéra en trois actes, de Rossini, représenté à l'Opéra pour la première fois le 30 décembre 1846.

[236] Mme Cavé, artiste, née à Paris vers 1810; elle étudia l'aquarelle avec Camille Roqueplan, et exposa aux Salons de 1835 et 1836. Elle avait épousé le peintre Clément Boulanger, sous la direction duquel elle aborda la peinture de genre. Veuve en 1842, elle épousa, quelques années après, François Cavé, qui fut chef de la division des Beaux-Arts. En dehors des Salons, elle se fit connaître par une Méthode de dessin sans maître, qui parut en 1853, et qui eut l'honneur de fixer l'attention de Delacroix. Le peintre fit sur cette méthode un rapport qui fut publié par le Moniteur officiel et reproduit par les journaux d'Art. Il écrivait à ce propos en 1861: «Je suis persuadé que la simplicité de cette méthode porterait la conviction dans tous les esprits, abrégerait beaucoup nos travaux et amènerait une décision plus prompte.» Les écrits de Mme Cavé l'avaient assez frappé pour qu'à plusieurs reprises dans son Journal, on trouve des réflexions sur la technique de la peinture qui lui avaient été suggérées par elle. «Voilà la première méthode de dessin qui enseigne quelque chose»: tel était le début de l'article de Delacroix sur Mme Cavé.