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20 juin.—Chez Boissard. Reprise de la musique.

Roberetti n'étant pas d'abord arrivé, trio de Beethoven. Puis Mozart a fait tous les frais jusqu'à la fin. Je l'ai trouvé plus varié, plus sublime, plus plein de ressources que jamais.

J'ai beaucoup remarqué, en présence du tableau de Boissard représentant un Christ, le dessus de porte de son atelier. Ces peintures, quoique médiocres, sont une excellente leçon, que je lui appliquais à l'instant même, de ce principe, qui veut qu'un objet, même très clair, s'enlève presque toujours en brun sur un objet plus brun. Elles mériteraient pour cela qu'on en fît des esquisses.

—Je suis en très bonne santé depuis quelque temps et vais très souvent à la Chambre.

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25 juin.—Ce jour, probablement à l'heure de mon dîner, est venu Grzimala. Il m'a dit sur ma peinture des choses qui m'ont plu, entre autres: l'idée le frappant toujours plus que la convention de la peinture; de plus, tous les tableaux présentent quelque chose de ridicule qui tient à des modes, etc. Il ne trouve jamais cela dans les miens. Aurait-il vraiment raison? Pourrait-on inférer de là que moins l'élément transitoire qui contribue le plus souvent au succès actuel se mêle aux ouvrages, plus ils ont la condition de durée et de grandeur?... Développer ceci.

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27 juin.—Travaillé à la Chambre. Fait les deux cavaliers[370].

Dans la journée chez Roberetti, et le soir dîné avec Leblond, Garcia, Guasco, Ronconi[371].