Rentré d'assez bonne heure, après avoir été à Saint-Patrice, dont les vitraux sont beaux, mais m'ont ému faiblement. (Se rappeler l'allégorie de la Chute de l'homme et de la femme; le démon à côté, ensuite la Mort qui apprête son dard, et enfin le Péché, sous les traits d'une femme couverte de parures, mais les yeux fermés et liée d'une chaîne.)

Dîné à trois heures; parti à quatre heures et demie. Cette route faite le soir par un temps riant et charmant..... Dérangé par les caquetages d'un jeune avocat, insolent comme tous les jeunes gens, et de son client, bavard insupportable.

A Yvetot, désappointement. Pris un cabriolet; arrivé tard. La grande allée du château a disparu. J'ai éprouvé là l'émotion la plus vive du retour dans un endroit aimé[461]. Mais tout est défiguré... le chemin est changé, etc.

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Le lendemain dimanche 7, visité le jardin tout mouillé. Je n ai pas été trop désappointé. Les arbres ont grandi dans une proportion extraordinaire et donnent à l'aspect quelque chose de plus triste qu'autrefois, mais dans certaines parties un caractère presque sublime. La montagne à gauche vue d'en bas, avant d'arriver aux petites cascades; les arbres verts entourés de lierre vers le pont. Malheureusement le lierre qui les embrasse et fait un bel effet, les dévore et les fera périr avant peu.

Après déjeuner, visité avec Bornot et Gaultron la chapelle[462]. Le temps est mauvais et nous tient enfermés.

Avant dîner, j'étais souffrant. Je ne suis pas très bien depuis mon arrivée à Rouen. Nous sommes sortis malgré la pluie et avons grimpé la côte d'Angerville... Ces routes sont devenues superbes.

Le lendemain, journée de pluie tellement continue, qu'il ne m'a pas été possible de mettre le pied dehors. Quelques personnes à dîner: le curé, personnage grassouillet, qui sourit à chaque instant avec un petit sifflement entre les dents et qui ne dit mot; la directrice des postes, personne aimable, et la bonne madame d'Argent. Joué au billard, etc.

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