21 janvier.—J'avais écrit derrière la toile du petit Christ à la colonne que j'envoie à Gaultron: blanc, momie, vermillon: je me rappelle que j'avais employé pour les ombres laque Robert J. et terre verte, ou bien vert malachite clair.
A Gaultron, prêté le tableau de fruits de Chardin. Rendu à la fin d'avril.
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Jeudi 24.—Donné à Haro, pour la rentoiler, la petite étude de l'Étang de Louroux; ciel grisâtre clair.
Composé la Pandore sur toile assez grande.
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Vendredi 25 janvier.—Je pensais que les artistes qui ont un style assez vigoureux sont dispensés de l'exécution exacte, témoin Michel-Ange. Arrivé à ce point, ce qu'ils perdent en vérité littérale, ils le regagnent bien en indépendance et en fierté.
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30 janvier.—Soirée chez Gudin[477]. Je disais à Pradier que je dînais très fortement, ne pouvant déjeuner à cause de mon travail, et que pour faire passer ce dîner, je faisais force exercice ensuite. Il me dit: «Quand on a une vieille voiture, on ne lui fait pas faire de longs voyages; on la met sous la remise, et on ne l'en tire que pour le besoin et pour des courses légères.»
Revenu à deux heures du matin, très fatigué; premier oubli de la leçon que je venais de recevoir.