Les clairs, sur ces préparations, peuvent se faire et ont été faits avec laque fixe, ocre jaune et blanc.

L'ocre jaune pur, ton le plus vrai et le plus frappant pour les bons.

*

Mardi 5 février.—Très beau ton pour les chairs très claires, pour servir d'intermédiaires entre les plus grands clairs et les ombres: terre de Cassel, blanc, vermillon, ocre jaune.

—Dîné chez Ed. Bertin. Revu là Mme P..., avec laquelle j'ai causé beaucoup. Fleury Cuvillier[481] et sa femme y étaient. Desportes[482] m'a entrepris sur la dévotion, il a trouvé en moi un terrain tout préparé; mais au fond c'est un fou. Il regarde Mozart comme un grand corrupteur, il lui préfère beaucoup les vieux maîtres, y compris Rameau.

*

Jeudi 7 février.—Hecquet, au concert, l'autre jour, me citait un critique connu, qui appelle Mozart le premier des musiciens médiocres.

A ce concert et au suivant, je comparais les deux ouvertures de Beethoven à celle de la Flûte enchantée, par exemple, et à tant d'autres de Mozart..... Quelle réunion, dans ces dernières, de tout ce que l'art et le génie peuvent donner de perfection! Dans l'autre, quelles incultes et bizarres inspirations!

*

Vendredi 8 février.—Ce serait une bonne chose, en commençant, que d'établir la gamme d'un tableau par un objet clair dont le ton et la valeur seraient exactement pris sur nature: un mouchoir, une étoffe, etc. Cicéri me conseillait cela il y a quelques années.