—Chez Allier[120]: très charmé de sa nouvelle figure. Son Marin m'a fait le plus grand plaisir. Une chose qui m'a frappé, et que Champmartin rappelait ce soir, c'était que c'était comme la peinture de Géricault; ce qui paraît contribuer à m'en faire voir le faible aussi bien que le beau côté. J'ai comparé les émotions que fait naître ce genre de style avec celui de Michel-Ange, dans les jambes et cuisses chez Allier.
Y penser pour ne faire ni l'un ni l'autre; mais le bien est entre les deux.
Déjeuné............. 1 "
Dîné................ 1 20
Punch............... 0 60
Pistolet............ 1 "
Billard............. 1 "
4 80
C'est trop pour une journée de sottises.
—Le souvenir du petit groupe en pierre de Géricault m'enchante; il serait amusant d'en faire, mais il faudrait être un travailleur forcené. Comment trouver le temps de tout faire?
*
Dimanche 25.—A l'atelier, vers onze heures.—Chez Pierret d'abord, puis chez Soulier. Pierret venu me joindre.
—Travaillé au Turc du second plan, qui s'aperçoit de l'incendie.—Félix un instant.
—Dîné avec Pierret. Été ensuite chez M. Lelièvre. Point trouvé.—Chez M. Guillemardet. Louis me paraît fort mal. J'ai éprouvé une impression bien douloureuse en le voyant et j'y mêlais aussi ce sentiment solennel et funestement poétique de la faiblesse humaine, source intarissable des émotions les plus fortes.
Pourquoi ne suis-je pas poète? Mais, du moins, que j'éprouve, autant que possible dans chacune de mes peintures, ce que je veux faire passer dans l'âme des autres!... L'allégorie est un beau champ!