[208] Ce vœu du peintre a été réalisé en partie par M. Alfred Robaut, qui, au moment de la vente des dessins originaux d'Eugène Delacroix, publia plus de soixante-dix croquis, dessins et fac-simile autographiés, pris dans l'œuvre du maître. Cette publication, malheureusement incomplète, fut accueillie par les amateurs avec une faveur marquée, et il est regrettable qu'un concours plus effectif n'ait pas permis de terminer l'œuvre si bien commencée.
[209] Opéra de Rossini.
[210] Robert-Fleury.
[211] M. Delessert était un collectionneur qui possédait entre autres toiles du maître le délicieux tableau des Adieux de Roméo et Juliette, celui que Gautier décrit ainsi: «Roméo et Juliette sur le balcon, dans les froides clartés du matin, se tiennent religieusement embrassés par le milieu du corps. Dans cette étreinte violente de l'adieu, Juliette, les mains posées sur les épaules de son amant, rejette la tète en arrière, comme pour respirer, ou par un mouvement d'orgueil et de passion joyeuse... Les vapeurs violacées du crépuscule enveloppent cette scène.» La Mort de Lara lui appartenait également. (Voir Catalogue Robaut, nos 939 et 1008.)
[212] Marc-Antoine Raimondi (1475-1530), le plus célèbre graveur de la Renaissance italienne.
[213] La poétique figure de la Madeleine tenta à plusieurs reprises le pinceau de Delacroix; en 1845, il peignit une Madeleine en prière, au sujet de laquelle Baudelaire écrivait: «Ce tableau démontre une vérité soupçonnée depuis longtemps, c'est que M. Delacroix est plus fort que jamais, et dans une voie sans cesse renaissante, c'est-à-dire qu'il est plus harmoniste que jamais... M. Delacroix est décidément le peintre le plus original des temps anciens et des temps modernes. Il restera toujours un peu contesté, juste autant qu'il faut pour ajouter quelques éclairs à son auréole. Et tant mieux! il a le droit d'être toujours jeune, car il ne nous a pas trompés, lui, il ne nous a pas menti, comme quelques idoles ingrates que nous avons portées dans nos panthéons.» (Voir Catalogue Robaut, nos 920 et 921.)
[214] Francesco Vanni (1563-1609). Voir le Catalogue des dessins du Louvre, n° 362.—Luca Signorelli (1440-1525). Voir le Catalogue des dessins du Louvre, nos 340, 343, 347.—Inconnu XVe siècle. Voir le Catalogue des dessins du Louvre, nos 419.—Léonard de Vinci (1452-1519). Voir le Catalogue des dessins du Louvre, nos 383 à 394.
[215] Annibal Carrache(1560-1609). Voir le Catalogue des dessins du Louvre, nos 153, 157, 158, 161, 165, 166, etc.
[216] Guido Reni, dit le Guide (1575-1642). Voir le Catalogue des dessins du Louvre, nos 291, 294, 297.
[217] Pour avoir une idée précise de l'opinion d'Eugène Delacroix sur Bonington, il importe de relire la très belle lettre du peintre à Thoré qui porte la date du 30 novembre 1861. Elle contient une courte biographie de l'artiste qui avait été le camarade d'atelier de Delacroix. Nous en extrayons le passage suivant: «Je ne pouvais me lasser d'admirer sa merveilleuse entente de l'effet et la facilité de son exécution; non qu'il se contentât promptement. Au contraire, il refaisait fréquemment des morceaux entièrement achevés et qui nous paraissaient merveilleux; mais son habileté était telle qu'il retrouvait à l'instant sous sa brosse de nouveaux effets aussi charmants que les premiers. Il tirait parti de toutes sortes de détails qu'il avait trouvés chez des maîtres et les rajustait avec adresse dans sa composition.» (Corresp., t. II, p. 278, 279.)