6 mars.—Commencé à montrer le salon de la Paix, à l'Hôtel de ville, jusqu'au 13 inclusivement[257].

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9 mars.—Vu chez le ministre d'État M. Isabey, qui m'a demandé des billets pour le prochain bal de l'Hôtel de ville, pour lui, sa femme et sa fille.—Id.; id., pour Riesener et sa femme.

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11 mars.—Grande interruption dans ces pauvres notes de tous les jours: j'en suis très attristé; il me semble que ces brimborions, écrits à la volée, sont tout ce qui me reste de ma vie, à mesure qu'elle s'écoule. Mon défaut de mémoire me les rend nécessaires; depuis le commencement de l'année, le travail suivi de l'achèvement de l'Hôtel de ville me donnait trop de distraction; depuis que j'ai fini, et il y a bientôt un mois, j'ai les yeux en mauvais état, je crains d'écrire et de lire.

Article remarquable sur les Kœnigsmarck[258], par M. Blaze[259], Revue des Deux Mondes (15 octobre 1852-15 mai 1853).

Aller chez M. Viardot, la semaine prochaine; M. Thiers, id.

Billets à Signol, à Larivière[260], à Panseron[261], à M. Pelletier[262], à Dedreux-Dorcy[263].

A. Deschamps[264], qui est venu me voir ces jours-ci, me disait que Félix Bodin[265], que nous avons connu, qui est mort assez jeune et qui était un homme maigre, lui disait qu'un homme de son tempérament était tué inévitablement dans la compagnie habituelle d'un homme gras et robuste: ces natures tirent à elles, au lieu de rendre, contrairement à l'opinion des anciens médecins qui faisaient coucher des vieillards avec de jeunes filles, pensant leur communiquer ainsi un peu de la chaleur et de l'activité d'un jeune sang.