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10 septembre.—Trouvé Isabey, sa femme et sa fille à la jetée.

Je lis dans des extraits de Dumas: «Les dernières années de Machiavel s'écoulèrent dans la solitude et dans le chagrin. Retiré dans le village de San-Casciano, il s'entretenait une grande partie de la journée avec des bûcherons, ou jouait au trictrac avec son hôte. Enfin, le 22 juin 1527, il s'éteignit tristement, et l'indépendance italienne expira avec lui.»

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11 septembre.—Journée de peu d'intérêt. Je tiens un livre de Dumas, intitulé la Villa Palmier, dans lequel il n'est point question, jusqu'au deuxième volume, de cette villa, mais d'un salmis historique et anecdotique sur Florence.

Le soir, sorti seul vers l'arrière-bassin; admiré le derrière du château, plus simple à cette heure, et le soleil couché, et plus grand que je ne l'avais encore trouvé. Cette silhouette est magnifique.

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12 septembre.—-Le matin, à la jetée: la mer toujours basse et peu intéressante.

J'ai remarqué un joli sujet de tableau; c'est un canot apportant sur la plage le poisson d'un petit bateau qu'on voyait au loin; les hommes amenés à terre sur les épaules de ceux qui avaient mis leurs jambes à l'eau et qui apportaient aussi les paniers remplis de poisson à des femmes. Le canot tiré sur le sable et repoussé ensuite par deux ou trois petits mousses; les rames en l'air; le soleil du matin sur tout cela.

Chenavard venu vers onze heures à la maison. Il me dit que les Pensées de Pascal sont faites péniblement et couvertes de ratures.