—Je n'ai pas vu Saint-Jacques: je voulais revenir de bonne heure, et on ne se pressait pas d'ouvrir.
—J'avais été auparavant à Saint-Augustin. Grand tableau de Rubens à l'autel, et fait pour la place.—Mariage mystique de sainte Catherine; superbe composition, dont j'ai la gravure; mais l'effet est nul, à cause de la dégradation, de la moisissure et de l'absence complète de vernis.—Le Christ sortant du tombeau, de la cathédrale, est tout à fait invisible, à cause de la moisissure.
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Bruxelles, mardi 9 juillet.—Revenu à Bruxelles. Je devais partir aujourd'hui; je me suis donné encore ce jour.
J'ai fait une longue séance au Musée, où j'ai grelotté tout le temps, malgré la saison.
Le Calvaire et le Saint Liévin sont le comble de la maestria de Rubens.
L'Adoration des mages, que je trouve supérieure à celle d'Anvers, a de la sécheresse quand on la compare à ces deux autres; on n'y voit point de sacrifices; c'est au contraire l'art des négligences à propos, qui élève si haut les deux favoris dont j'ai parlé. Les pieds et la main du Christ à peine indiqués.
Il faut y joindre le Christ vengeur. La furie du pinceau et la verve ne peuvent aller plus loin.
L'Assomption[8] un peu sèche: la Gloire me paraît manquée; je ne puis croire qu'il n'y ait eu des accidents.