[74] Aujourd'hui au Musée du Louvre. (Voir Catalogue Robaut, n°840.)
Jeudi 1er avril.—Enterrement du pauvre Cavé. Sa mort me fait beaucoup de peine.
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Vendredi 2 avril.—A l'issue du conseil municipal, vu chez Varcollier les esquisses pour Sainte-Clotilde: la folie ne peut aller plus loin. Le pauvre Préault forcé de faire une statue gothique! Que peut-on critiquer dans des ouvrages contemporains, après ces cochonneries?
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Lundi 5 avril.—J'ai été à Saint-Sulpice ébaucher un des quatre pendentifs.
Le soir, en me promenant et un moment avant d'être noyé par la pluie d'orage qui est survenue, rencontré, rue du Mont-Thabor, Varcollier, qui m'a parlé avec horreur des petits échantillons de couleurs de L... à l'Hôtel de ville. Il voudrait que je me constitue le vengeur et le dénonciateur de ses crimes. Je lui ai objecté qu'il faudrait se mettre trop en colère, et que les méfaits nombreux de ce genre auraient dû être réprimés il y a longtemps. Je lui ai cité des ouvrages de ses amis.
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Le lendemain de ce jour, mardi 6, en revenant de Saint-Sulpice, entré à Saint-Germain, où j'ai vu les barbouillages gothiques dont on couvre les murs de cette malheureuse église. Confirmation de ce que je disais à mon ami: j'aime mieux les imaginations de Luna que les contrefaçons de Baltard, Flandrin et Cie[75].