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15 janvier.—Pour le tableau espagnol dont j'ai fait une esquisse:

Teinte de petit vert, avec très peu de brun rouge et de blanc, comme teinte locale, sur un frottis de bitume par exemple;

Ou simplement: petit vert pour l'ombre, sur lequel on met des tons de vermillon et de brun rouge.

Clairs empâtés avec rose, brun rouge, laque e blanc suivant le besoin.—La terre de Cassel et blanc ou la momie et blanc, suivant le besoin, font des tons violets suffisants: sur cette préparation, les tons dessinés avec beau rouge, laque, vermillon très chaud, sur les saillies, clairs vifs, roses ou jaunâtres.

Pour le berger, dans le même tableau: passé sur les clairs un ton de petit vert, rendu plus foncé avec vert émeraude: ce frottis était du vert pur. Mis le ton laud, avec vermillon et brun rouge purs.

Les clairs ajoutés ensuite, comme aux autres figures, avec tons chauds empâtés analogues, et uniformément aussi tous les endroits colorés, soit dans l'ombre, soit dans les clairs plus prononcés de rouge, comme le bout de nez, les paupières, les mains, aux articulations surtout, et principalement les doigts, les genoux.—Repiqués d'ombre de terre de Sienne brûlée et laque, avec vermillon; et clairs sur les parties saillantes; c'est-à-dire dessiner avec ce rouge de terre de Sienne et laque le contour des oreilles, les narines, etc., et sur les parties saillantes, telles que le bout du nez, les nœuds des mains; la joue, clairs plus ou moins roses, qui font le luisant et le complément.

Ton vert jaune de reflet dans une chair fraîche, indispensable: Terre d'ombre naturelle, jaune de Naples, jaune de zinc brillant, vert émeraude.—Mêlé avec le ton orange transparent de la palette laque jaune, vermillon, cadmium, il donne un ton rompu charmant, analogue à celui de la partie jaune du ciel d'Apollon, et excellent dans les préparations chaudes pour les clairs.

Le ton vert chou ci-dessus fait bien à côté de vermillon, blanc et laque brûlée; également à côté de brun rouge et blanc.

Tête de la femme sous les arbres dans l'ombre: ce qui fait le ton violâtre de l'ombre est brun rouge et blanc, et un peu de terre de Cassel plus foncé que le même ton, pour faire ce qu'il y a de plus violet dans le clair; en un mot, sur le frottis vert, qui est commun au clair comme à l'ombre, mais avec une intensité différente, pour rendre le clair moins participant du ton vert du dessous: brun rouge et blanc. Dans l'ombre sur ce ton vert, pour donner un ton rose, le ton que j'ai dit de brun rouge, blanc et terre de Cassel; ce ton mêlé à celui de terre d'ombre naturelle, bleu de Prusse et blanc, fait admirablement. Ce mélange du vert et du violet, qui caractérise le passage de l'ombre au clair, dans certaines parties, la joue, le jambes couleur de poisson, etc., etc. Pour faire ce ton d'ombre, quand il est plus jaune sur les parties jaunâtres, mettre le ton de terre d'ombre naturelle, bleu de Prusse et un peu d'ocre jaune, mêlé à plus ou moins de brun rouge et blanc. Le ton de bleu de Prusse, terre naturelle et blanc, magnifique ton d'ombre violette, en y mêlant du vermillon (employé, je crois, si je m'en souviens, entre les jambes de la petite Ariane assise—la seconde)—terre d'ombre et cobalt, au lieu de bleu de Prusse, ferait peut-être aussi bien et serait plus solide;—ce ton passé sur les parties rouge prononcé qu'on met sur les genoux, etc.