«Voilà donc la manière la plus simple de couvrir notre bâtiment; or, en fait de couvertures, les plus simples sont les meilleures. Maintenant pour que nos deux escaliers permettent de pénétrer sous ces combles, il faut que leur cage, autrement dit leur enveloppe de maçonnerie, s’élève au-dessus de la corniche du bâtiment et fournisse un étage supplémentaire, pour eux seuls. Donc nous élèverons ces cages et nous établirons pour elles des combles spéciaux. L’un, celui du grand escalier, sera en pyramide à base quadrangulaire, et l’autre, celui du petit, sera conique.
«Rien ne nous empêche d’élever sur les deux murs q z, s t, des loges ou bretêches, de petits pignons, toujours avec une même pente de 60°, et de couvrir ces loges par deux petits combles qui s’appuieront sur les grands pignons a c, b d. Quant au bâtiment affecté à la cuisine au rez-de-chaussée et à la lingerie au premier étage, nous suivrons la même méthode, et, élevant un pignon sur le mur u v, nous aurons un comble sur ce logis, à deux pentes qui viendra de même s’appuyer sur le grand pignon b d. Nous aurons alors une rencontre à la base du comble sur la loge s t et de celui sur le bâtiment de la lingerie. Nous formerons un appentis, pour éviter les chéneaux intérieurs, lequel pénétrera ces deux combles et rejettera les eaux en t. Donc la projection horizontale de cet ensemble de combles sera le tracé que vous voyez sur notre figure 3. Les souches des cheminées traverseront ces combles, ainsi que je vous l’indique, et ces souches, pour que les cheminées ne fument pas, doivent s’élever au moins au niveau du faîtage[17], c’est-à-dire au-dessus de l’arête supérieure du comble le plus élevé. Quant aux couvertures des dépendances, étant plus basses puisqu’elles n’ont qu’un rez-de-chaussée, nous n’avons pas à nous en préoccuper pour le moment.
«Remarquons que ces pignons, s’élevant verticalement, nous permettront de disposer sous les combles des chambres d’amis très convenables, indépendamment des chambres de domestiques qu’il faudra ménager, en les éclairant par des lucarnes; tandis que nous pourrons avoir pour les chambres donnant sur les pignons, de belles fenêtres avec balcons, si cela nous convient.
«Cela décidé en principe, il serait bon de distribuer cet étage sous combles. Mettez un morceau de papier à calquer sur le plan du premier étage. Bien; maintenant, tracez tous les gros murs qui, nécessairement, doivent s’élever jusqu’à la couverture, puisqu’ils portent des cheminées. Tracez, à un mètre en dedans des murs goutterots, c’est-à-dire qui ne portent pas pignons, une ligne, laquelle indique la place perdue par suite de l’inclinaison du comble; vous allez ainsi avoir l’espace dont vous pouvez disposer. Le grand escalier va monter à cet étage, ainsi que l’escalier de service. À partir du gros mur de refend qui, du grand escalier, va joindre l’angle du corps principal vers le sud-est, qui est la belle orientation, nous allons disposer les chambres d’amis, lesquelles formeront ainsi un quartier séparé mis en communication avec les appartements par le grand escalier. Nous pouvons, dans cette partie, obtenir deux belles chambres A et B, avec leurs cabinets de toilette a et b; puis deux plus petites chambres C et D, possédant toutes une cheminée. N’oublions pas le water-closet pour ces appartements, en W. De l’autre part, et en communication directe avec l’escalier de service, nous pourrons trouver facilement quatre chambres de domestiques E, F, G, H, des débarras I, et un water-closet L, pour les gens (fig. 4).
«Au-dessus du bâtiment des remises et écuries et de la buanderie, nous pourrons aussi, dans les combles, disposer de trois ou quatre chambres de domestiques, cocher, palefrenier, etc.
Fig. 4
Fig 5.
Fig. 4—Plan de l'étage sous combles.
Fig 5.—Façade, côté de l'arrivée.