Crémaillère. Pièce de charpente sur laquelle reposent les bouts des marches d’un escalier et qui est entaillée en manière de ressauts pour les recevoir.

Dormant. Châssis fixe, de bois, qui reçoit les vantaux d’une porte, ou les châssis ouvrants d’une croisée.

Échasse. Pièce de bois de brin, longue et menue, qui, posée verticalement, est employée pour échafauder les constructions à mesure qu’elles s’élèvent.

Échelle de proportion. Le texte explique suffisamment l’emploi de l’échelle dans le tracé architectonique, pour qu’il ne soit pas nécessaire de s’étendre sur l’utilité de ce moyen pratique. On entend aussi par échelle, les proportions relatives d’un édifice. Certains membres de l’architecture donnent l’échelle de l’ensemble. Ainsi, une balustrade ne pourrait dépasser la hauteur d’appui ou lui être inférieure; elle donne alors l’échelle de la bâtisse, c’est-à-dire qu’elle indique la dimension réelle de l’ensemble, en prenant pour point de comparaison la hauteur de l’homme.

Élévation. On désigne par ce mot, en architecture, le géométral d’une façade; en terme propre, la projection verticale.

Embrèvement. Entaille faite dans une pièce de bois pour recevoir un assemblage à tenons.

Entrait. Pièce de bois horizontale qui reçoit à ses extrémités le pied des arbalétriers d’une ferme (voyez la troisième leçon, chapitre VI) et qui est suspendue à son milieu par le poinçon.

Entrevous. Intervalles laissés entre les solives d’un plancher.

Étrier. Bande de fer qui forme boucle et, passant sous l’entrait d’une ferme, le suspend au poinçon au moyen de boulons.

Faîtage. Pièce de bois horizontale qui, posée sur la tête des poinçons des fermes, forme l’arête supérieure du comble et reçoit les chevrons. Les faîtages sont soulagés dans leur portée, d’un poinçon à l’autre, par des liens.