saint Jean, Jésus descendu de la croix entre les bras de sa mère, de sceaux des chapitres, abbayes, églises et donateurs; il faut dire que plus on se rapproche du XVIIe siècle et moins la fonte des cloches est pure.

Les inscriptions façonnées dans les moules pour chaque cloche, pendant les XIIIe et XIVe siècles, ainsi que le démontre la fig. 2, sont faites, à partir de la fin du XVe siècle, au moyen de caractères de plomb ou de bois servant à imprimer chaque lettre sur une petite plaque de cire que l'on appliquait sur le modèle avant de faire le creux; par suite de ce procédé, les lettres se trouvent inscrites chacune dans une petite tablette plus ou moins décorée, ainsi que l'indique la fig. 3, copiée sur l'inscription de l'une des cloches de la cité de Carcassonne, fondue vers le milieu du XVIe siècle.

Nous ne pensons pas que l'usage de sonner les cloches à grande volée soit très-ancien; autrefois, on se contentait probablement de les mettre en branle de manière à ce que le battant vînt frapper le bord inférieur, ou de les tinter en attirant le battant sur le bord de la cloche. L'extrême étroitesse de beaucoup de clochers anciens ne peut permettre de sonner des cloches de dimension moyenne à grande volée; et, autant qu'on en peut juger, la disposition des plus anciens beffrois est telle qu'elle n'eût pu résister à l'action de la cloche décrivant un demi-cercle.

Aujourd'hui, on a perfectionné la suspension des cloches de manière à rendre l'effet du branle à peu près nul (voy. BEFFROI).

[Note 200: ][ (retour) ] T. II, chap. XII, p. 160, Paris, 1741.

[Note 201: ][ (retour) ] Voy. les Notices sur les cloches, par M. l'abbé Barraud, insérées dans le Bulletin monumental, publié par M. de Caumont, t. X, p. 93, et dans les Annal. Archéol., t. XVI, p. 325.

[Note 202: ][ (retour) ] Rational, lib. I, Cap. IV.

[Note 203: ][ (retour) ] Harmonie univers., t. II, liv. VII.

[Note 203b: ][ (retour) ] Harmonie univers., t. II, liv. VII.

[Note 204: ][ (retour) ] Comptes de l'oeuvre de l'église de Troyes.