[Note 38: ][ (retour) ] Cette salle est aujourd'hui complétement restaurée, sous la direction de la Commission des monuments historiques. Le bâtiment avait été divisé en plusieurs étages par des planchers, les voûtes hautes détruites en totalité, celles du rez-de-chaussée en partie. Sur les six fenêtres de l'ouest, deux seulement étaient conservées. Des échoppes adossées aux contre-forts avaient miné leur base. Les combles étaient à refaire à neuf, ainsi que les chéneaux et les couvertures. Les crénelages avaient été supprimés, il n'en restait plus que deux ou trois merlons. Par suite de la chute de la tour de la cathédrale, un écartement s'était manifesté dans les deux murs latéraux. Cette restauration a coûté 445 000 fr. D'ailleurs, rien d'incertain ou d'hypothétique dans ce travail; car, pour les piliers, les voûtes hautes, il existe une grande quantité de fragments qui ont été conservés comme preuves à l'appui de cette restauration.
[Note 39: ][ (retour) ] Voyez les Archives des monuments historiques, publiées sous les auspices du ministère de la Maison de l'empereur.
[Note 40: ][ (retour) ] Voyez, à l'article ESCALIER, la figure 2, qui donne le détail de ce perron bâti ou réparé par Charles VIII. Voyez, à ce sujet, le texte de du Cerceau.
[Note 41: ][ (retour) ] Ce balcon, qui n'est point marqué dans l'oeuvre de du Cerceau, existait cependant, ainsi que l'indique un dessin du XVIIe siècle, en notre possession.
[Note 42: ][ (retour) ] Les bâtiments modernes existant aujourd'hui ont d'ailleurs élevés sur les anciennes fondations.
[Note 43: ][ (retour) ] Ce fut en 1550 que fut percée la porte F, ainsi que le rapporte Corrozet (Antiq. de Paris, p. 172).
[Note 44: ][ (retour) ] «À l'autre bout de la salle (opposé à celui où était la chapelle), dit Sauval, étoit dressée une table qui en occupoit presque toute la largeur, et qui de plus portoit tant de longueur, de larguer et d'épaisseur, qu'on tient que jamais il n'y a eu de tranches de marbre plus épaisses, plus larges ni plus longues. Elle servoit à deux usages bien contraires: pendant deux ou trois cents ans, les clercs de la basoche n'ont point eu d'autre théâtre pour leurs farces et leurs momeries; et cependant c'étoit le lieu où se faisoient les festins royaux, et où l'on n'admettoit que les empereurs, les rois, les princes du sang, les pairs de France et leurs femmes, tandis que les autres grands seigneurs mangeoient à d'autres tables.» Maître Henri Baude, poëte du XVe siècle, décrit ainsi les environs de la table de marbre de la grand'salle du palais:
«Entre un vieil cerf et une grand lizarde,
Entre trois cours, et dessoubs deux grands roys;
Au coin d'un gourt (hourd) que le quint roy regarde,
Dessoubs marbré et tout enclos de bois,
Où les jours maigres on oyt diverses voix,
Haute un Barbeau et s'y tient par coutume,
Groz, bien nourry, du lez de Gastinois,
Qui vit de cry et se nourrist de plume.»
(Le Testament de la mule Barbeau.)
Ce «vieil cerf» était un modèle de bois d'un cerf qui devait être fait en or fin pour le trésor du roi, lequel modèle avait été déposé dans la grand'salle. Quant à la «grand lizarde», c'était probablement un crocodile empaillé déposé dans le même lieu, comme objet de curiosité. La table de marbre était, semble-t-il, revêtue d'une estrade de bois, destinée aux «momeries» des clercs de la basoche.
[Note 45: ][ (retour) ] Voyez Sauval, t. II, p. 3.
[Note 46: ][ (retour) ] Antiquités de Paris, p, 99.
[Note 47: ][ (retour) ] Messire Gauvain, ou la Vengeance de Raguidel, par le trouvère Raoul, publié par C. Hippeau, vers 4199 et suiv.