[Note 15: ][ (retour) ] L'évêque Aravatius «s'étant rendu dans la ville de Maestricht, y fut attaqué d'une fièvre légère dont il mourut. Son corps, lavé par les fidèles, fut enterré près de la voie publique.» (Hist. franç., liv. II, chap. V.)
«Un sarkeu fist apareillier (Richard)
Lez la meisiere del mustier (contre le mur de l'église),
A metre emprès sa mort sun core
Suz la gutiere de defors
. . . . . . . . . . .»
(Le roman de Rou, vers 5879 et suiv.)
[Note 17: ][ (retour) ] Nous avons trouvé, dans l'église abbatiale de Saint-Denis, au-dessous du pavé de la basilique de Dagobert, plusieurs sarcophages de pierre, plus larges d'un bout que de l'autre. Sur le couvercle et l'un des bouts d'un seul de ces sarcophages sont gravées grossièrement des croix pattées; les autres sarcophages sont unis. Ils contenaient des ossements complétement réduits en poussière, des traces d'étoffes et des fils d'or qui entraient dans le tissu, quelques bouts de courroie de bronze (déposés au musée de Cluny). Plusieurs de ces corps avaient été ensevelis sans la tête, ce qui ferait supposer que les chefs étaient placés à part dans des reliquaires.
[Note 18: ][ (retour) ] A, dessus et bout d'un des sarcophages mérovingiens de Saint-Denis; B, sarcophage de saint Andoche (dom Planchet, Hist. de Bourgogne, t. II, p. 520); C, couvercle d'un sarcophage dans l'église de Saint-Hilaire de Poitiers, VIIIe siècle.
[Note 19: ][ (retour) ] Sur les sarcophages des derniers temps de l'empire romain, on voit très-souvent des représentations sculptées de chasses. Cette tradition se retrouve encore dans des monuments funéraires du XIIe siècle. Il existe au musée de Niort, entre autres, un sarcophage de cette époque, sur le couvercle duquel sont représentés un seigneur et sa femme, à cheval, chassant au faucon, puis, au milieu d'arbres, un homme qui tend des panneaux propres à prendre des oiseaux, un archer, des chiens et des lièvres.
[Note 20: ][ (retour) ] Sur le sarcophage de saint Hilaire le Grand, de Poitiers, est représenté de même le corps du saint posé sur une sorte de lit de parade; l'archange Michel est placé d'un côté, un second ange de l'autre; puis viennent divers personnages, saints et assistants. Dans la crypte d'Aix-la-Chapelle, le corps de Charlemagne, embaumé, était placé dans une chaire, revêtu de ses habits, la couronne en tête, l'épée à son côté.
[Note 21: ][ (retour) ] Grâce aux soins de M. Durand, architecte à Bordeaux, qui a fait estamper cette inscription, il a été possible de la lire.--Voyez la Notice qu'a publiée M. Durand sur ce monument (Bordeaux, 1844).
[Note 22: ][ (retour) ] Cette statue, mutilée, est celle de saint Paul, patron du défunt probablement.
«Parler vueil de la saincte terre,
De lesglise, ou lon enterre
Riches, pouvres, communement;
Elle se vent moult chierement
A tous ceulx qui ont de lavoir
Pour deux ou trois pas en avoir
Et toujours la terre demeure
Pour aultre fois mettre en euvre.
Chiere terre se peut nommer
Sans riens la saincteté blasmer.
Grans debas souventes fois ont
Les paroisses, dont se meffont,
Pour les corps mors mettre en terre.
Ils sen playdoyent et font guerre.
Helas ce nest pas pour le corps
Dont est issue l'ame hors,
Cest pour avoir la sepulture;
Du corps aultrement ils nont cure
...»
(Complainte de François Garin, XVe siècle, édit. de 1832. Impr. Crapelet, p. 32.)
[Note 24: ][ (retour) ] Le sceau d'argent de cette princesse était déposé dans le cercueil. Conservé pendant quelques années dans le trésor de la cathédrale, il a été volé.