On serait tenté de croire que M. le secrétaire perpétuel n'a jamais vu de vitraux que dans les kiosques et les chalets des environs de Paris; que l'on en juge; «Il en serait de même de la peinture, qui aurait de plus à lutter contre le jour faux produit par les vitraux coloriés, et qui verrait tout l'effet de ses tableaux détruit par cette illumination factice.» Lorsque messieurs les membres de l'Académie voudront nous faire l'honneur de visiter la Sainte Chapelle, ils pourront s'assurer que les vitraux ne produisent pas de jour faux, et qu'ils ne nuisent en rien à la peinture, je veux dire à la peinture monumentale, car je ne parle pas des tableaux accrochés; quant à ceux-ci, nous préférerons toujours, de toute manière, les rencontrer dans une galerie que pendus gauchement dans une église où on ne les voit jamais, grâce au luisant du vernis et à bien d'autres causes qu'il n'est pas nécessaire de signaler ici.

Voici venir la péroraison; «Maintenant que l'architecture gothique est morte au sein même de la civilisation qui l'avait produite, entreprendra-t-on de faire revivre de nos jours ce qui a cessé d'exister depuis quatre siècles? Mais où sont, encore une fois, les éléments d'une résurrection pareille, inouïe jusqu'ici dans les fastes de l'art?» (Et la Renaissance, messieurs, qu'en faites-vous?) «Où en est la raison, où en est la nécessité, dans les conditions de la société actuelle?»—Il est vrai, Messieurs, que nous avons un art tellement arrêté, une école dirigée avec tant d'unité, une architecture, que dis-je une! dix architectures si conformes à nos besoins! nous sommes tous tellement d'accord sur les principes! qu'à votre avis, il est inutile de chercher à rentrer dans un système approprié à nos matériaux et à notre climat, à nos mœurs et à notre religion. Nos églises modernes, dont les unes ressemblent tant bien que mal à des basiliques antiques, les autres à des salles de thermes, nos monuments à toits plats, à portiques ouverts à tous vents, à plates-bandes enfilées dans des barres de fer; ces églises qui n'osent montrer leurs fenêtres à l'extérieur, de peur de ne pas ressembler assez à un monument antique, sont-elles donc assez conformes à notre climat, à nos matériaux, à nos usages, pour qu'il n'y ait pas nécessité de rentrer dans une voie plus vraie? Il ne faut cependant, dites-vous, refaire ni le Parthénon, ni la Sainte-Chapelle... Ceci devient plus embarrassant; qu'allons-nous donc faire? Que serons-nous donc, puisque le grec et le français nous sont interdits? M. le secrétaire perpétuel répond: «Il faut être original, en puisant dans les modèles antiques tout ce qui peut se convertir à des besoins nouveaux. Voilà ce qu'ont fait les Jean Bullant, les Philibert Delorme, etc., sous la main desquels l'architecture prit une physionomie française.» Ainsi, il faut être original en interprétant l'antique, de la même façon que l'ont fait les Jean Bullant... etc. Mais, messieurs, puisque les Philibert Delorme, les Pierre Lescot ont déjà fait une imitation de l'antique, il devient d'autant plus difficile d'en faire une seconde, maintenant que la place est prise; puis l'antique est bien loin de nous; puis l'originalité des architectes de la Renaissance pourrait être contestée; pourquoi donc n'essaierions-nous pas d'être originaux «en nous assimilant, si l'on peut ainsi dire, tout ce que nous emprunterions à l'art» français du XIIIème siècle? Quand nous laisserions dormir la Renaissance que vous invoquez, il n'y aurait pas grand mal. La Renaissance, «avec ses anarchiques et splendides déviations,» comme le dit si heureusement M. Victor Hugo, ne nous paraît pas le meilleur exemple à suivre. Le gothique étant perverti, la Renaissance s'est servie de l'antique. Aujourd'hui la Renaissance est usée à son tour; eh bien, nous voulons nous servir du gothique. Qu'y a-t-il là d'inouï? n'est-ce pas au contraire conforme à la marche ordinaire des choses de ce monde? n'est-ce pas une conséquence naturelle de ce «retour sincère aux idées chrétiennes dont on se flatte?»

D'ailleurs, messieurs, vous l'avez dit, une architecture que l'on respecte comme une œuvre d'art impossible à reproduire, ne doit être ni copiée, ni «imitée»; et pour nous l'architecture antique est dans ce cas. S'il est un art impossible à reproduire aujourd'hui, c'est bien celui qui est né sous un autre climat, sous l'influence de mœurs particulières, et d'une religion différente de la nôtre; aussi permettez-nous de vous renvoyer la phrase qui précède votre conclusion, si conclusion il y a. «C'est parce que nous aimons, c'est parce que nous comprenons les édifices (antiques), que nous ne voulons pas d'une imitation malheureuse, qui ferait perdre à ces monuments sacrés du culte (des anciens) l'intérêt qu'ils inspirent, en les faisant apparaître, sous cette forme nouvelle, dépouillés du caractère auguste que la vétusté leur imprime, et privés du sceau de la foi qui les éleva.» Nos lecteurs sont priés de remarquer que ce passage est reproduit textuellement, si ce n'est que M. le secrétaire perpétuel l'applique, non point aux édifices antiques, ainsi que j'ai cru devoir le faire, mais bien aux monuments catholiques. Il résulte de là que l'Académie ne peut pas supposer un instant que les populations qui font aujourd'hui élever des églises, puissent sceller ces monuments de leur foi, «privées du sceau de la foi qui les éleva.» Parlez pour vous, messieurs, s'il vous plaît; et respectez la foi des autres. Un critique, un poëte, un historien, peuvent porter un jugement sur ces matières; cela n'a nulle importance, un autre rectifiera le lendemain la pensée du premier. Mais un corps enseignant au milieu de l'État, en France, qui pense «qu'on se flatte de revenir sincèrement aux idées chrétiennes»; que des villes qui bâtissent des églises «ne peuvent plus les sceller de leur foi», voilà qui est étrange... Au reste, ne prenons pas la chose au sérieux; car, à la fin de votre conclusion, nous trouvons cette phrase: «Et qui empêche, dites-vous, nos architectes modernes de faire de même que ceux de la Renaissance, en élevant, avec toutes les ressources de notre âge, des monuments qui répondent à tous les besoins de notre culte, et qui soient à la fois marqués du sceau du christianisme et du génie de notre société?» Voilà le sceau retrouvé, et nous sommes tous du même avis. Prenons pour modèles les artistes de la Renaissance; seulement, comme il ne faut pas toujours aller puiser à la même source, nous allons «non pas copier, mais imiter» les arts du XIIIème siècle, d'autant qu'il n'y a pas grand effort à faire pour concilier les monuments de cette époque avec «tous les besoins de notre culte»; car le culte n'a pas changé, et ces édifices sont tous marqués du «sceau du christianisme», qui n'a pas changé non plus, que je sache, depuis le XIIIème siècle.

Nos lecteurs, déjà au fait de toutes ces questions, trouveront peut-être que nous défendons une cause gagnée, et que nous nous escrimons dans le vide. Cependant il y a en tout ceci une chose utile, c'est que la vérité se fait jour, et qu'il n'y aura que les gens intéressés à ne pas la voir qui chercheront à l'étouffer. Les hommes de bonne foi finiront par s'entendre, et alors disparaîtront les petites susceptibilités d'école qui les séparent encore. L'Académie nous demande «où est la main puissante qui peut soulever une nation entière au point de la faire rétrograder de quatre siècles en arrière». Cette main, c'est celle de la vérité; cette force, c'est celle du bon sens. Et que l'Académie des Beaux-Arts ne croie pas que cela pourrait arriver; cela est, et nous nous en félicitons, car ce n'est pas rétrograder que d'abandonner ces constructions qui ne sont ni antiques ni modernes, en désaccord avec notre climat, nos habitudes et notre caractère national, avec notre religion et nos mœurs. Ce qui soulève et soulèvera une nation entière, messieurs, c'est votre long dédain pour ces monuments que vous louez aujourd'hui du bout des lèvres, et comme pour faire la part de l'opinion; c'est votre mépris superbe pour ces édifices vraiment nationaux, que ni l'engouement de la Renaissance pour l'antique, ni l'orgueil de Louis XIV qui repoussait tout ce qu'il n'avait pas élevé, ni l'indifférence du siècle dernier, n'ont pu anéantir ou sur notre sol, ou dans les souvenirs du peuple. Vous aurez beau faire, ce peuple se croira toujours mieux baptisé, mieux marié dans une église gothique que dans une basilique romaine. Non, messieurs, vous ne l'arrêterez pas ce flot de l'opinion qui monte toujours; cette digue, que vous tentez de lui opposer, le fera déborder plus violent, plus rapide et plus envahissant. Nous verrons longtemps encore faire de tristes et fâcheuses tentatives; nous le savons, nous nous y attendons. Mais nous poursuivrons notre route, parce que nous sommes convaincus; parce que, si le génie ne nous accompagne pas (c'est un compagnon difficile à rencontrer), du moins nous marchons côte à côte avec le bon sens. Nous élevons et nous élèverons des églises françaises du XIIIème siècle, parce que nous sommes indignés de voir plier le culte, en France, à des dispositions monumentales pillées à l'antiquité ou à l'Italie du moyen âge[8]; parce que nous sommes fatigués de voir tant de fâcheuses copies qui ont failli éloigner les architectes de l'étude si nécessaire de l'antique; parce qu'enfin nous sommes dégoûtés de fouiller vainement parmi des théories tantôt absolues, tantôt rationnelles, et d'être ballottés du Romain à la Renaissance, et du Grec au Bas-Empire. Vous n'avez pas pris la chose au sérieux, messieurs; vous nous avez regardés comme des enfants qui jouent à la poupée, et qui, «par caprice ou par amusement, veulent bâtir des châteaux ou des églises gothiques.» Non, messieurs, donnez-nous un art logique, beau de forme, on laissez-nous reprendre le seul qui ait réuni au plus haut degré ces deux qualités, chez nous, sur notre sol, quand il n'a pas été mutilé «par l'ignorance ou la barbarie». Ce ne sont pas des théories vagues qu'il nous faut; c'est un art adulte. Mais où est-il?—La Renaissance vous le fournira, direz-vous.—Que de détours, mon Dieu, pour ne pas revenir nettement et franchement à notre vieil art français! Dans votre pensée, messieurs, vous comparez toujours le XVème siècle au XVIème, et vous dites alors: «La Renaissance est un progrès! Donc la marche adoptée par les artistes de cette époque est celle qui doit être suivie.» Certes, s'il fallait absolument choisir entre ces deux arts, celui du XVème siècle ou celui du XVIème, peut-être donnerions-nous la préférence au dernier. L'art gothique, corrompu à la fin du XVème siècle, n'était plus viable. L'ignorance, résultat de longues luttes et de commotions violentes, avait fait perdre à notre art national sa raison, son système. Ce n'était plus alors qu'une tradition expirante; le principe de cet art était étouffé sous l'enveloppe la plus compliquée sans motifs, la plus surchargée de «détails sans signification». Il fallait en revenir à ce principe, ou chercher de nouvelles inspirations dans un autre art; l'antiquité fut adoptée avec plus d'enthousiasme que de réflexion. Il y avait à choisir entre trois partis: le retour à l'art national dans sa pureté, l'adoption d'une forme antérieure (l'art romain), enfin l'éclectisme. Il n'y avait alors que ces trois routes ouvertes aux architectes, et il n'y en a pas plus aujourd'hui. Des hommes comme Philibert Delorme avaient trop de bon sens, étaient trop praticiens pour prêcher l'éclectisme; les défauts qui les avaient frappés dans la décadence de l'art gothique les empêchaient de remonter au principe de cet art, et d'ailleurs, il n'est pas dans la nature de l'esprit humain de revenir à un système, quelque bon qu'il soit, quand on a vu les résultais de sa corruption. Ces grands artistes prirent franchement l'antique pour modèle; ils l'étudièrent, et crurent sincèrement faire de l'architecture romaine. Il n'y a qu'à lire ce qu'ont écrit les architectes de ce temps pour s'en assurer.

Il se présentait alors peu d'églises à construire; la déformation était imminente. D'ailleurs le sol était couvert d'édifices religieux des XIIème, XIIIème et XIVème siècles. Et cependant veuillez bien observer, messieurs, que les architectes de la Renaissance et du XVIIème siècle, lorsqu'ils ont élevé des églises, ont toujours suivi le plan et la structure des églises françaises du XIIIème siècle. Saint-Eustache est un monument du XIIIème siècle mal construit, et choquant par son manque d'unité. Ces bas-côtés d'une élévation inutile, ces piles formées d'un amalgame de pilastres et de colonnes qui s'enchevêtrent sans raison, ces voûtes à nervures croisées dans tous les sens et qui n'indiquent plus la véritable construction, ces clefs pendantes accrochées à la charpente, ces fenêtres d'une proportion désagréable et qui semblent avoir de la peine à trouver leur place au-dessus de ce petit triforium que l'on prendrait plutôt pour une balustrade que pour une galerie, ces meneaux dont les formes molles n'indiquent ni une construction de pierre, ni une construction de bois, ces arcs-boutants concaves à l'extrados, toutes ces combinaisons sans motifs, et qui (c'est ici le cas de le dire) paraissent être bien plutôt le produit du caprice que celui de la réflexion, sont-elles un progrès? L'élément antique ajoute-t-il, dans ce cas, quelque chose à la belle disposition du plan qui est du XIIIème ou du XIVème siècle? Nous ne le croyons pas. Saint-Sulpice, cette église même, n'est-elle pas encore un édifice tout gothique comme plan et comme disposition générale, mais grossièrement construit, sans nulle connaissance de la force et de l'emploi des matériaux? L'élément antique ne joue-t-il pas là un misérable rôle? Mais au moins cet édifice, sauf la grosseur immodérée de ses piles intérieures, est-il encore commode, approprié au culte; et pourquoi? si ce n'est parce qu'il a conservé la forme ancienne des églises françaises, et qu'il n'est ni une salle de thermes, ni une basilique romaine, ni une église orientale. Laissez-nous donc revenir à notre art, messieurs, plutôt que de vouloir nous replonger dans le désordre et l'anarchie, au moment où nous tâchons d'en sortir. N'embarrassez pas le pouvoir, qui n'est pas artiste, ne rectifiez pas l'opinion par une profession de foi qui ne constata que votre impuissance; mais donnez-nous un art logique et complet, qui remplisse surtout les conditions d'unité que demande la société d'aujourd'hui. Si vous ne le pouvez pas, si vous ne vous guidez que par des théories stériles, ne trouvez pas mauvais que, lorsqu'il s'agit d'élever des édifices durables, nous prenions pour modèles des types consacrés par un long usage et qui sont admirables, de votre propre aveu, plutôt que de nous mettre à la recherche d'un art nouveau, ou de continuer à copier péniblement des monuments antiques que repoussent notre climat, nos matériaux, notre religion et nos usages modernes. Pour former un art nouveau, il faut une civilisation nouvelle, et nous ne sommes pas dans ce cas. L'architecture est de tous les arts celui qui procède le plus par transition, et cela est tout simple; mais quand il a corrompu les types, et qu'il les a laissés perdre, il faut qu'il retourne en arrière, qu'il revienne à sa source. Cela est fâcheux, personne de nous ne le conteste; mais il n'y a pas d'autre moyen de sortir du désordre, résultat de l'oubli de toutes les traditions. Nous nous contentons des essais que nos prédécesseurs ont faits depuis bientôt cent ans; trop modestes pour croire que nous serions plus habiles, ou plus heureux, nous regardons comme plus sensé de revenir franchement à un art qui nous paraît être le seul encore applicable à nos usages, le seul conforme à nos mœurs. Ce n'est pas dire que nous voulions «immobiliser» l'art de l'architecture en France; ce serait folie que d'y songer. Non, messieurs, ne nous prêtez pas des idées extravagantes, pour vous donner le plaisir de les réfuter victorieusement. Nous demandons que notre architecture du XIIIème siècle soit d'abord étudiée par nos artistes, mais étudiée comme on doit étudier sa langue, c'est-à-dire de façon à en connaître non-seulement les mots, mais la grammaire, et l'esprit. Nous demandons que l'enseignement officiel entre dans cette voie; que l'étude de l'antiquité ne devienne que ce qu'elle aurait toujours dû être, l'archéologie, et l'étude de l'architecture française au XIIIème siècle, l'art. Nous ne poserons pas des bornes pour cela (nul pouvoir humain ne le pourrait); mais, partant d'un art dont les principes sont simples et applicables dans notre pays, dont la forme est belle et rationnelle à la fois, nos architectes auront assez de talent pour apporter à cet art les modifications nécessitées par des besoins récents, par des coutumes nouvelles. Le principe une fois enseigné, mais sans restrictions, laissez faire à chacun; dans notre pays, au milieu de l'activité et de l'industrie moderne, cet art national ne tardera pas à progresser. Vous commencerez par avoir des copies; cela est inévitable, cela est nécessaire même pour connaître toutes les ressources de l'architecture gothique. Nous dirons plus, vous aurez probablement de mauvaises copies (nous ne sommes pas à cela près d'un méchant monument de plus ou de moins); mais le principe étant bon, l'art type inépuisable d'enseignement, les artistes en auront bientôt saisi le sens; leurs copies alors deviendront intelligentes, raisonnées, et enfin l'architecture nationale, tout en conservant son unité, sa racine toute française, pourra se perfectionner aussi bien que la langue l'a déjà fait. Quel est le rôle de l'Académie française, messieurs? Ce n'est pas de nous faire savoir si le latin l'emporte sur la français, ou le sanscrit sur le grec. Elle conseille, elle encourage l'étude des langues étrangères; mais son rôle c'est de garder le dépôt de la langue. C'est là ce qui lui donne une immense importance, non-seulement en France, mais en Europe. Nous ne parlons plus comme au XIIIème siècle, mais cependant ne nous servons-nous pas toujours de la même langue?

Nous n'en sommes pas encore à savoir quelles sont les modifications que le génie moderne apporterait à notre art national; il faudrait d'abord que nous fussions pénétrés de cet art, et c'est à ce but que tendent tous nos efforts. Un jour, nous l'espérons, l'Académie des Beaux-Arts deviendra aussi la gardienne du vieil art français, et saura empêcher que le principe n'en soit corrompu, sans pour cela «laisser tomber» les monuments bâtards qui ont été construits en France depuis trois cents ans. Elle dira, en parlant du Val-de-Grâce et du Dôme des Invalides, «que l'on répare donc ces édifices, qu'on les répare avec ce respect de l'art qui est aussi une religion, c'est ce que demande la raison, c'est ce que veut l'Académie...» Si le XIIIème siècle eut fondé l'Académie, notre art national ne se serait pas perdu. Gardienne sévère des types anciens, l'Académie n'eût pas laissé altérer cette belle architecture de saint Louis; elle n'eût pas permis à l'archéologie antique d'empiéter sur l'art moderne. S'il est une chose que nous puissions reprocher à ce grand siècle, qui a tant produit, c'est ce funeste oubli.

NOTAS:

[1] T. II, p. 320.

[2] (T. II, p. 675.) M. Quatremère de Quincy était secrétaire perpétuel de l'Académie avant M. Raoul Rochette. Il ne faudrait pas juger tout le «Dictionnaire d'Architecture» sur les citations que nous venons de faire; tout le monde est d'accord pour rendre à cet ouvrage, sur beaucoup de points, toute la justice qui lui est due.

[3] Voir les pages 133 et suivantes des Annales Archéologiques, t. I; septembre 1844.