—Vous voulez rester ici?

—Sans doute ne suis-je pas libre?...

—Mais que ferez-vous?

—Que cela ne vous inquiète pas, je ne suis pas embarrassée de ma personne.

—Vous ne savez ce que vous dites, vous me suivrez à Paris, je le veux; nous verrons qui de nous deux cédera.

—Ce ne sera pas moi.

Une violente querelle s'engagea et de Préval, qui tenait à la main une petite cravache, en porta un coup à Céleste.

Elle ne fit pas un geste, ne dit pas un mot; mais ses yeux lancèrent des éclairs, ses joues devinrent affreusement pâles, de Préval comprit qu'il avait été trop loin et voulut s'excuser.

—C'est bien! lui dit Céleste, c'est bien, si vous partez je partirai avec vous.

Quelques heures après cette scène, de Préval sortait du cercle où il passait toutes les soirées. Au détour d'une petite rue qu'il devait suivre pour se rendre à l'hôtel qu'il habitait, il fut abordé par un homme enveloppé dans un de ces cabans que portent les pêcheurs provençaux.