—Mais je vous dis, répétait cet individu, que je ne connais pas M. le marquis de Pourrières, que je ne l'ai jamais vu, que je ne connais et ne veux parler qu'à madame la marquise.

—Voyons, mon ami, dit le commissaire de police, répondez à mes questions. Comment vous nommez-vous?

—Paolo.

—Vous êtes au service de M. de Pourrières?

—J'ai longtemps servi M. le général comte de Neuville, et j'ai quitté le service de sa veuve pour entrer à celui de M. le général comte de Morengy qui vient d'arriver à Paris, et qui m'a chargé de remettre une lettre à madame la marquise de Pourrières.

Le commissaire de police, pour interroger Paolo, s'était assis devant un petit guéridon que les agents avaient approché du mur; au-dessus de ce guéridon était un portrait en pied de Salvador.

Paolo, tout en répondant aux questions du commissaire de police, ne pouvait détacher ses yeux de ce portrait. Le magistrat s'aperçut de cette circonstance.

—Vous connaissez la personne dont voici le portrait? dit-il à Paolo.

—Je le crois, M. le commissaire, répondit le vieux serviteur de la pauvre Lucie; ce portrait, si je ne me trompe, est celui de M. le vicomte de Létang.

—C'est singulier, dit le commissaire au chef de la police.