Ah! que nous serions satisfaits,
Si, toujours patriotes,
Au lieu de faire des décrets,
Vous faisiez des culottes.
(Suivent les signatures.)
Un acteur des boulevards voyant, au Musée de l'artillerie, l'armure du roi François Ier, demanda à l'employé sous quel règne ce conquérant faisait ses exploits.
--Il faisait sous lui, répondit l'employé.
Le maréchal de... menait des dames à l'Opéra; mais toutes les loges avaient été retenues. Comme il en vit une remplie par un domestique qui la gardait pour un bourgeois, il obligea le domestique de sortir et fit entrer sa compagnie dans la loge. Le bourgeois arriva peu de temps après avec des dames, et fut piqué, comme on le pense bien, de cette violence. Force lui fut néanmoins de céder pour le moment; mais le lendemain, il fit assigner son rival devant le tribunal des maréchaux de France, et plaidant lui-même sa cause, dit: «Qu'il était bien malheureux d'être obligé de se plaindre de l'un d'entre eux, qui de sa vie n'avait pris que sa loge;» et demanda justice. Le président lui répondit: «Vous venez de vous la faire.»
A une partie de thé chez mistress Thrale, au moment où la compagnie était engagée dans une conversation très-animée, la belle hôtesse, qui avait été faire son thé à l'office, oublia de mettre dans la théière la chose principale, c'est-à-dire du thé. Le docteur Johnson en fit l'observation le premier, et lui dit:--Mistress Thrale, il est possible que dans votre imagination vous croyez avoir été faire du thé, mais l'opinion de vos amis est que vous avez été faire de l'eau.