Personnage des farces modernes, dont les bêtises ont un cachet particulier. Il aime beaucoup sa soeur et veut l'épouser.--Mais je ne peux pas t'épouser, lui dit-elle: je suis ta soeur. Nous sommes trop proches parents.--Quelle bêtise, dit Jocrisse, trop proches parents! Mon père a bien épousé ma mère.
Sa soeur en épouse donc un autre quelque temps après.--Ma soeur est enceinte, dit-il, quel ennui! J'en ai pour neuf mois avant de savoir si je serai un oncle ou une tante. Il veut dire: Si j'aurai un neveu ou une nièce. C'est digne du commentaire sur la parenté.
JOUER
Un seigneur allemand, connu par les grâces et la finesse de son esprit, alla un jour chez un prince de l'Empire: il y trouva nombreuse compagnie, et s'amusa beaucoup de l'extrême vivacité avec laquelle quelques petits princes, qui y étaient, se traitaient mutuellement d'altesse.
Sortant de là, il fut faire une autre visite, et revint chez lui. On lui demanda comment il avait passé la soirée.--J'ai été dans deux maisons, répondit-il: dans l'une, on jouait à l'altesse, et dans l'autre, au loto.
JOUEUR
--Quatre joueurs ont joué toute une nuit dans une société, disait-on à une dame, et le matin chaque joueur avait gagné dix francs. La dame ne pouvait comprendre un tel fait pourtant bien simple; les quatre joueurs étaient quatre joueurs de violon.
JUSTE
Un Allemand, dit-on, apprenant le français, vit dans un dictionnaire que juste et équitable étaient synonymes. Il essaya des bottes qui le gênaient:--Vous m'avez fait, dit-il à son cordonnier, des bottes qui sont par trop équitables.