Cependant, un ancien amoureux de la belle se livre à la jalousie (d'une fenêtre), et ne pouvant souffrir que la dame (d'échecs) soit possédée (du démon) par un autre que lui, il envoie au courtisan un appel (comme d'abus). Les deux rivaux se trouvent sur le champ (des rossignols), viennent aux prises (de rhubarbe), se portent tour à tour plusieurs coups (de vin), frappent de pointe (des cheveux), de revers (de médaille), enfin, après un long combat (des passions), le courtisan allonge à son rival une terrible botte (molle); il le blesse; le fait porter chez un esculape pour le faire panser (à ses affaires), revient triomphant sur un char (de fumier) et se jette aux genoux de sa bonne dame (d'échecs) qui le reçoit à bras ouverts (par trois cautères) et lui accorde sa main (de papier), après lui avoir donné quelques jours (de vigile et jeûne) pour se remettre.
Quand les noces furent faites, on mit l'épousée dans une couche (de citrouilles) bien mollement garnie de plumes (d'écritoire), puis l'on dansa autour (d'un couvent grillé) au son (de la farine) que rendaient mille instruments (de mathématiques).
Nos époux donnèrent de grandes fêtes (mobiles), se divertirent pendant quelques mois avec leurs connaissances (littéraires), visitèrent ensuite leur château (en Espagne), leurs terres (australes), leurs champs (de bataille), et ayant tiré de leurs fermiers différentes sommes (de saint Thomas), ils parurent à la cour (tille). Le mari acheta un office (des morts), devint officier (d'office), et par ses grands talents (d'or), fut bientôt général (des capucins); il fit alors de fameux exploits (de sergent), de belles actions (de grâces) dont il fut loué (à dix sous par jour) et eut la gloire de mourir dans une grande journée (d'été), laissant toute la terre dans la douleur (de l'enfantement).
On lui fit cet épitaphe:
Ci-gît un courtisan grotesque
Un fantôme godeluresque;
Fils du mensonge décevant:
Il vécut sans corps et sans âme.
Passant, regarde sous sa lame,
Tu n'y trouveras que du vent.