Le premier des trois portraits de femmes qui sont ici rassemblés a paru dans un vieux numéro du Divan, celui du mois d’octobre 1912.
Il n’était pas inutile de rappeler son ancienneté, puisque l’on a imité depuis le ton et la coupe de ces compositions.
Le lecteur devra se souvenir que l’homme ainsi peint — dans les monologues de l’amour — est un personnage fictif, un héros de roman, et ne point détester l’auteur, qui n’en peut mais.
E. M.
Le Nouvel Amour
Vous êtes vraiment majestueuse, comme il faut, bien vêtue. Aurez-vous jamais du chic ?
Parlé. — Votre chapeau, tendresse, a sa coiffe trop étroite, et votre jupe, n’est-elle pas trop longue ?
Allez, boudeuse ! Pourquoi cette moue qu’il est sûr que vous faites ? Moquez-vous donc de moi : vous êtes assez belle !
Pour enlever ses bottines, elle aime décidément à s’asseoir par terre. Je ne sais pas si elle a raison, elle est trop grande… Seulement, elle est toujours charmante parce qu’elle ne fait rien exprès.