Fig. 25.—Caricature faite au dix-septième siècle sur Pierre de Montmaur.

Peu de temps après, Ménage écrivait la Métamorphose de Montmaur en perroquet. On ne s'en tint pas là. Notre homme fut transformé en cheval, et même en marmite, comme le prouve la seconde gravure. A vrai dire, Montmaur ne sembla pas souffrir outre mesure de ces attaques, qui d'ailleurs n'ôtaient rien à ses dispositions de beau et jovial mangeur; il occupa sa chaire pendant plus de vingt-cinq ans, et mourut âgé de soixante-quatorze ans, en 1646.

[285.]—On a souvent mis au compte d'une coquille (ou faute typographique) la transformation d'une expression assez triviale en une image des plus gracieuses dans une strophe de la pièce de vers qui est, à bon droit, considérée comme le chef-d'œuvre de Malherbe. On a dit et répété que, dans la fameuse Consolation à Duperrier sur la mort de sa fille (qui s'appelait Rosette), dont les principales strophes sont dans toutes les mémoires, le poète avait d'abord écrit:

Et Rosette a vécu ce que vivent les roses,

L'espace d'un matin,

mais qu'un compositeur avait mis:

Et, rose, elle a vécu, etc.;

version, par conséquent, due au hasard, et que le poète aurait conservée. Pure fantaisie que cette assertion, qui se trouve absolument démentie par ce fait que la Consolation à Duperrier, avant d'être telle que nous la connaissons aujourd'hui, avait été imprimée sous une forme singulièrement différente. Nous en donnerons comme exemple les trois strophes les plus connues.

Dans l'édition primitive on lisait: