Cède au trône romain l'honneur de la victoire,

Et renonce aux autels que s'élève l'erreur.

Il fit plus dans la paix qu'il ne fit dans la guerre;

Et l'éclat de sa foi va s'épandre en tous lieux:

En vainquant il soumet des provinces en terre,

Mais en se laissant vaincre il conquête les cieux.

Mais, tandis que les catholiques se félicitaient de cette brillante acquisition, les protestants déclamaient en prose et en vers contre le nouveau converti. Ils ne manquèrent pas d'attribuer ce changement à l'ambition du maréchal. Il parut en 1669 un factum intitulé: les Motifs de la conversion de Turenne, où, en lui rendant justice sur ses talents militaires, on l'accuse de n'avoir songé à sa prétendue conversion que pour punir les protestants qui n'avaient pas favorisé le projet formé par lui de fonder une république de protestants, dont il aurait été le chef, et afin d'épouser Mme de Longueville, pour devenir roi de Pologne.

Ces belles allégations sont suivies d'une pièce intitulée: Prosa in die conversionis sancti Turennii ad Vesperas et Laudes (prose pour Vêpres et Laudes du jour de la conversion de saint Turenne), où se trouvent répétées en latin de bréviaire les mêmes accusations.

Quantum flebit calvinista