CHAPITRE III.
Ce qui advint à Narcisse Gelin, et comment il eut de terribles sujets de stupéfaction.
Quand Narcisse Gelin revint à lui, il était au grand air, sur le pont de la goëlette, les fers aux pieds et aux mains, placé entre deux marins vêtus d'un pantalon blanc, d'une veste bleue, et d'un petit chapeau couvert d'une coiffe blanche, fort propre; chacun était armé d'un sabre.
Il tourna la tête, le malheureux, et il vit l'homme aux figures de cire, accommodé comme lui, et ses six compagnons verrouillés et cadenassés de la même façon, soumis à la même surveillance.
Puis à une encablure de la goëlette, un beau brick de guerre, étroit, hardi, allongé, pour le moment en panne, et portant à sa corne un large pavillon bleu, à croix rouge et blanche dans un de ses angles.
—C'était le pavillon anglais.
—Pourriez-vous me dire, monsieur—dit Narcisse en s'adressant au gros homme—ce que tout cela signifie?
—Tiens, cet autre!.... Je n'y pensais plus.... Cela signifie, mon garçon, que dans un quart d'heure.... Mais, dis-moi, tu vois bien les vergues de ce brick....
—Qu'entendez-vous par les vergues?—fit gravement Narcisse....
—Ah! l'animal....—Ce bâton qui croise le mât en travers.... Comprends-tu?