[5] Mais le danger était immense, car on ne pouvait opérer cette scission qu'en se jetant à la mer, afin de s'accrocher au chouque du mât;... là seulement les haubans n'étaient pas en chaînes de fer, comme cette partie du gréement qui tient au porte-haubans.

[6] Tout ce traité est historique et existe en double au greffe du tribunal de Saint-Pierre (Martinique), comme pièce à l'appui d'un procès fait à un négrier.

[7] On appelle ainsi le commandant, en style familier.

[8] On appelle nègres marrons ceux qui se sauvent des habitations pour se cacher dans les bois.

[9] Une hache attachée dans chaque moulin est destinée à remédier ainsi à ces accidents qui arrivent fréquemment.

[10] On ne doit pas s'étonner de voir des nègres porter des noms bibliques ou mythologiques.—Sitôt qu'une fournée de nègres arrive dans la colonie, on les baptise; ainsi tous les noirs d'une habitation ont des noms tels que Job, Cham, Japhet, etc.—Ceux d'une autre portent ceux d'Apollon, de Mars, de Vulcain, etc., etc., selon le caprice du maître.

[11] Il existait encore en 1822, dans toutes les Antilles françaises et anglaises, la secte des empoisonneurs; cette espèce de tribunal secret, composé de nègres marrons, s'assemblait à époques fixes dans des retraites inaccessibles, connues seulement des esclaves de l'Île.

Là, chaque noir apportait son sujet de plainte, déduisait ses motifs de vengeance, et, après avoir prêté le serment nécessaire, on lui donnait le poison dont il pouvait avoir besoin pour détruire les bestiaux ou les blancs.

Les derniers empoisonneurs furent suppliciés à la Guadeloupe, en 1823. Les détails qu'on va lire, tels affreux qu'ils soient, sont en partie extraits des procès-verbaux, révélations ou actes d'accusations déposés au greffe de Saint-Pierre (Martinique).

[12] Espèce d'aigle marin.