Vu ces circonstances, on lui fait remise de la marque, etc., etc.

Ce n'était pourtant pas non plus cette conséquence d'une civilisation très-avancée qui faisait pâlir le comte et rouler ses yeux sanglants dans leur orbite; voyons autre chose, nous y sommes, je crois:

Depuis quinze jours environ, le comte Arthur de *** a disparu de son domicile; il y a tout lieu de croire qu'un suicide a mis fin à ses jours, et que des affaires dérangées et des chagrins domestiques l'auront poussé à cette extrémité, d'autant plus que l'on assure que madame la comtesse de *** est partie la veille même ou le lendemain de la disparition de son mari, avec le fils d'un des plus riches banquiers de la capitale; ils ont pris, dit-on, la route de Marseille.

C'est cela pour sur qui terrifia le comte et le fit tomber sur son lit sans connaissance. Pendant cet évanouissement douloureux et poignant comme un cauchemar par une nuit d'été, lourde et chaude, il lui sembla voir des êtres fantastiques, hideux et flamboyants, qui, en se rapprochant les uns des autres, formaient un sens, comme s'ils eussent été les signes animés d'une langue inconnue.

Et il lut les mots suivants qui étincelaient et tournaient rapides, rapides comme la roue d'un moulin: «Une jeune et jolie femme ne renonce jamais au luxe et aux plaisirs....

»Pour se tuer, surtout....

»Elle t'a joué, sot....

»Elle a aimé ton or, quand tu avais de l'or....

»Elle a aimé ta jeunesse et ta beauté, quand tu avais de la jeunesse et de la beauté....

»L'orange est sucée, adieu l'écorce....