Alors, on vit poindre une lumière dans la dunette de Brulart: c'est cette lumière et cette retraite qui intriguaient si fortement l'équipage; que faisait-il ainsi toutes les nuits? et pourquoi s'enfermer ainsi soigneusement, car à bord du brick, comme à bord de sa goélette, il avait défendu, sous peine de mort (et il tenait sa promesse), il avait défendu d'approcher de sa cabine, à moins d'un cas imprévu et imminent, et encore s'était-il réservé le droit de juger après, si le cas était réellement imminent; or, si malheureusement il ne le croyait pas tel,—à la mer,—celui qui, oubliant ses ordres, se fût approché de sa cabine avant huit heures.


CHAPITRE III.

Je n'y puis rien comprendre.
Musique de Boieldieu.


MYSTÈRE.

Brulart avait soigneusement fermé, verrouillé, cadenassé la porte de sa dunette.

Au dehors, pas le plus léger bruit, quelquefois le sifflement des cordages... le frôlement des voiles... le clapotis des vagues qui battaient doucement la poupe du brick, et s'ouvraient au sciage phosphorescent du navire, voilà tout.

Il écouta encore, regarda bien si personne ne l'épiait,... et s'avança vers son grand coffre.

Il l'ouvrit.