—C'est-à-dire... pour vous pendre... vous! mais pas moi.

—Ah! c'te farce..., toi comme nous, donc; tiens, est-il bégueule celui-là!

—Je ne suis pas bégueule, mais vous comprenez bien, mon cher ami, que cela ne peut pas être, vous êtes des pirates, à la bonne heure, mais je ne suis pas pirate, moi; je m'appelle Narcisse Gelin; poète connu et domicilié à Paris; passager à bord, et pas du tout de votre bande...

—Alors, dis-leur,... c'est trop juste...

—C'est ce que je compte faire... heureusement voici venir un officier.

Prenant alors l'air aussi digne que possible, tempéré pourtant par une nuance de soumission, Narcisse Gelin commença en ces termes:

—Je dois éclairer votre conscience. Monsieur l'officier:—Parti comme passager à bord de la Cauchoise, c'est un heureux hasard que je n'aie pas partagé le sort de l'infortuné capitaine et de ses malheureux ma...

L'officier l'interrompit alors en anglais; d'un air irrité et donna dans cette langue un ordre aux matelots qui serrèrent les pouces de Narcisse, de façon à les briser...

—Eh bien! reprit le gros homme, sais-tu ce qu'il vient de dire.

—Mon Dieu, non reprit Narcisse, tout tremblant, en regardant ses pouces.—Il vient de dire: