—Votre main, me dit Wolf.
—La voici.
—Vous ne m'en voulez pas au moins, me demanda-t-il encore.
—Parbleu si, je vous en veux, et beaucoup.
Il sourit, me salua de la tête, et nous nous séparâmes.
§ V.
MON AMI WOLF.
J'étais revenu à bord pour faire quelques préparatifs, écrire quelques lettres, car en vérité je croyais rêver.—Un capitaine de frégate de mes amis consentit avec peine à me servir de témoin quand il sut quelles étaient les conditions de ce duel meurtrier.—A cinq pas, un pistolet chargé et l'autre non.—
Ce qui me désespérait surtout, c'étaient les véhémentes sorties de mon digne témoin sur ce qu'il appelait ma crânerie.—Vous aurez cherché l'affaire, me disait-il,—comme cette fois à la Martinique.—Vous avez aussi la main trop légère, mon cher ami,... il vous arrivera malheur... Quel dommage, un jeune officier d'une si belle espérance... et tutti quanti.