— Mais, mon Dieu! j'y songe… il y a peut-être un moyen de faire sortir ces chères enfants du couvent sans violence.
— Comment cela, ma mère? dit vivement Agricol.
— C'est M. l'abbé Dubois qui les a fait conduire… mais, d'après ce que suppose Gabriel, probablement mon confesseur n'a agi que par les conseils de M. Rodin…
— Et quand cela serait, ma chère mère, on aurait beau s'adresser à M. Rodin, on n'obtiendrait rien de lui.
— De lui, non, mais peut-être de cet abbé si puissant qui est le supérieur de Gabriel, qui l'a toujours protégé depuis son entrée au séminaire.
— Quel abbé, ma mère?
— M. l'abbé d'Aigrigny.
— En effet, chère mère, avant d'être prêtre il était militaire… peut-être serait-il plus accessible qu'un autre… et pourtant…
— D'Aigrigny! s'écria Dagobert avec une expression d'horreur et de haine. Il y a ici mêlé à ces trahisons, un homme qui, avant d'être prêtre, a été militaire, et qui s'appelle d'Aigrigny?
— Oui, mon père, le marquis d'Aigrigny… Avant la
Restauration… il avait servi en Russie… et, en 1815, les
Bourbons lui ont donné un régiment…