Durant ces réflexions, Croustillac s’était habillé...
—Maintenant, dit-il, voyons s’il y a moyen de sortir secrètement d’ici.
En disant ces mots, le chevalier ouvrit doucement la porte, et vit avec désappointement les valets du gouverneur qui se levèrent à son aspect.
L’un courut chercher le baron; l’autre dit à Croustillac:
—M. le gouverneur avait défendu d’entrer dans la chambre de monsieur avant qu’il eût appelé; M. le baron va venir à l’instant même.
—C’est inutile, mon garçon, indique-moi seulement la porte du jardin; il fait très chaud, je voudrais prendre un peu le frais... et encore, non... Il y a sans doute des arbres dans le jardin; je préférerais l’espace, la savane... le grand air...
—C’est bien facile, monsieur: en descendant la galerie, on se trouve dans le jardin, qui a une sortie sur les champs.
—Très bien; alors, mon garçon, conduis-moi vite; J’aspire après les champs comme un oiseau en cage...
—Ah! c’est inutile, monsieur, voici M. le baron; il vous conduira lui-même, dit le laquais.
—Au diable le baron, pensa Croustillac.