[2] Apprenti boucanier.

[3] Le Prétendant, né en 1688.

[4] Voici comment finit le paragraphe de Hume déjà cité:

«Après son exécution, ses partisans conservèrent l’espérance de le revoir à leur tête; ils se flattèrent que le prisonnier qu’on avait exécuté n’était pas le duc de Monmouth, mais qu’un de ses amis qui lui RESSEMBLAIT BEAUCOUP AVAIT EU LE COURAGE DE MOURIR POUR LUI.

—Sainte-Foix, dans une lettre sur le Masque de fer (Amsterdam, 1768), ajoute:

«Il est certain que le bruit courut dans Londres qu’un officier de l’armée de Monmouth qui lui ressemblait beaucoup, fait prisonnier et sûr d’être condamné à mort, avait reçu la proposition de passer pour lui avec autant de joie qui si on lui eût accordé la vie, et que, sur ce bruit, une grande dame, ayant gagné ceux qui pouvaient ouvrir son cercueil, et lui ayant regardé le bras droit, s’écria: Ah! ce n’est pas le duc de Monmouth!»

Enfin, Sainte-Foix, qui cherche à prouver que le Masque de Fer n’était autre que le duc de Monmouth, cite un passage d’un autre ouvrage anglais, par Pyms, et dans lequel on lit:

«Le comte Danby envoya chercher le colonel Skelton, qui avait eu ci-devant la lieutenance de la Tour, et à qui le prince d’Orange l’avait ôtée pour la donner au lord Lucas.—Skelton, lui dit le comte Danby, hier au soir, en soupant avec Robert Johnston, vous lui dites que le duc de Monmouth était vivant et enfermé dans quelque château en Angleterre.—Je n’ai point affirmé cela, puisque je n’en sais rien, dit Skelton, mais j’ai dit que, la nuit d’après la prétendue exécution du duc de Monmouth, le roi, accompagné de trois hommes, vint lui-même le tirer de la Tour, et que le duc fut emmené par lui.»

Sainte-Foix cite encore une conversation du père Tournemine, et ajoute:

«La duchesse de Portsmouth dit au père Tournemine et au confesseur du roi Jacques qu’elle reprocherait toujours à la mémoire de ce prince l’exécution du duc de Monmouth, après que Charles II, à l’heure de la mort et prêt à communier, avait fait promettre devant l’hostie, que Huldeston, prêtre catholique, avait secrètement apportée, avait fait promettre au roi Jacques (alors duc d’York) que, quelque révolte que tentât le duc de Monmouth, il ne le ferait jamais punir de mort.—Aussi le roi Jacques ne l’a-t-il PAS FAIT MOURIR, répondit le père Sunders.»