—Oh! le sergent!... le sergent!... le sergent!...
[III]
[Le départ.]
Grâce au soin de Murph et de Rodolphe, qui calmèrent à grand-peine son agitation, le Chourineur revint complètement à lui après une longue crise.
Il se trouvait seul avec Rodolphe dans une des pièces du premier étage de la boucherie.
—Monseigneur, dit-il avec abattement, vous avez été bien bon pour moi... mais tenez, voyez-vous, j'aimerais mieux être mille fois plus malheureux encore que je ne l'ai été que d'accepter l'état que vous me proposez...
—Réfléchissez... pourtant.
—Tenez, monseigneur... quand j'ai entendu le cri de cette pauvre bête qui ne se défendait pas... quand j'ai senti son sang me sauter à la figure... un sang chaud... qui avait l'air d'être en vie... Oh! vous ne savez pas ce que c'est... alors, j'ai revu mon rêve... le sergent... et ces pauvres jeunes soldats que je chourinais... qui ne se défendaient pas, et qui en mourant me regardaient d'un air si doux... si doux... qu'ils avaient l'air de me plaindre... Oh! monseigneur! C'est à devenir fou!...
Et le malheureux cacha sa tête dans ses mains avec un mouvement convulsif.