—Oui, bourgeois.
—Marche au pas, et suis-la... Si elle va à la place des fiacres où je t'ai pris, arrête-toi, et suis la voiture où elle montera.
—Oui, bourgeois... Tiens, tiens, c'est amusant!
Mme d'Harville se rendit en effet à la place des fiacres et monta dans une de ces voitures.
Le cocher de M. d'Harville la suivit.
Les deux fiacres partirent.
Au bout de quelque temps, au grand étonnement du marquis, son cocher prit le chemin de l'église de Saint-Thomas-d'Aquin, et bientôt il s'arrêta.
—Eh bien! que fais-tu?
—Bourgeois, la dame vient de descendre à l'église... Sapristi!... jolie petite jambe tout de même... C'est très-amusant.
Mille pensées diverses agitèrent M. d'Harville; il crut d'abord que sa femme, remarquant qu'on la suivait, voulait dérouter les poursuites. Puis il songea que peut-être la lettre qu'il avait reçue était une calomnie indigne... Si Clémence était coupable, à quoi bon cette fausse apparence de piété? N'était-ce pas une dérision sacrilège?