—Maintenant allez à droite, nous à gauche; ne nous suivez pas, sinon...
Et le Maître d'école et la Chouette s'éloignèrent rapidement.
—Le démon nous est venu en aide, dit Sarah; ce bandit peut nous servir.
—Sarah, maintenant j'ai peur..., dit Tom.
—Moi, je n'ai pas peur. J'espère, au contraire... Mais, venez, venez, je me reconnais; le fiacre ne doit pas être loin.
Et les deux personnages se dirigèrent à grands pas vers le parvis Notre-Dame.
Un témoin invisible avait assisté à cette scène. C'était le Chourineur, qui s'était tapi dans les décombres pour se mettre à l'abri de la pluie.
La proposition que fit Sarah au brigand, relativement à Rodolphe, intéressa vivement le Chourineur; effrayé des périls qui menaçaient son nouvel ami, il regretta de ne pouvoir l'en garantir. Sa haine contre le Maître d'école et contre la Chouette fut peut-être pour quelque chose dans ce bon sentiment.
Le Chourineur se résolut d'avertir Rodolphe du danger qu'il courait; mais comment y parvenir? Il avait oublié l'adresse du soi-disant peintre en éventails. Peut-être Rodolphe ne reviendrait-il pas au tapis-franc; comment le trouver?
En faisant ces réflexions, le Chourineur avait machinalement suivi Tom et Sarah; il les vit monter dans un fiacre qui les attendait devant le parvis Notre-Dame.