—Non, une soupape...

—Je ne comprends pas à quoi ça peut te servir, une soupape.

—C'est possible; moi, je le comprends.

—À la bonne heure; tu n'auras qu'à choisir, j'ai là un tas de charnières. Et qu'est-ce qu'il te faudra encore?

—C'est tout.

—Ça n'est guère.

—Préparez-moi tout de suite ma marchandise, père Micou, je la prendrai en repassant; j'ai encore des courses à faire.

—Avec ta charrette? Dis donc, farceur, j'ai vu un ballot au fond; c'est encore quelque friandise que tu as prise dans le buffet à tout le monde, petit gourmand?

—Comme vous dites, père Micou; mais vous ne mangez pas de ça. Ne me faites pas attendre mes ferrailles, car il faut que je sois à l'île avant midi.

—Sois tranquille, il est huit heures; si tu ne vas pas loin, dans une heure tu peux revenir, tout sera prêt, argent et fournitures... Veux-tu boire la goutte?