—Dites et dépêchez-vous.

—Edwards et moi nous avons appris que M. le duc de Montbrison désirait monter sa maison; si monsieur le vicomte voulait être assez bon pour lui proposer la sienne toute meublée, ainsi que son écurie toute montée... ce serait pour moi et pour Edwards une très-bonne occasion de nous défaire de tout, et pour monsieur le vicomte peut-être une bonne occasion de motiver cette vente.

—Mais vous avez pardieu raison, Boyer... pour moi-même je préfère cela... Je verrai Montbrison, je lui parlerai. Quelles sont vos conditions?

—Monsieur le vicomte comprend bien... que nous devons tâcher de profiter le plus possible de sa générosité.

—Et gagner sur votre marché; rien de plus simple! Voyons... le prix?

—Le tout, deux cent soixante mille francs... monsieur le vicomte.

—Vous gagnez là-dessus, vous et Edwards?...

—Environ quarante mille francs, monsieur le vicomte...

—C'est joli! Du reste, tant mieux; car, après tout, je suis content de vous... et si j'avais eu un testament à faire, je vous aurais laissé cette somme, à vous et à Edwards.

Et le vicomte sortit pour se rendre d'abord chez son créancier, puis chez Mme de Lucenay qu'il ne soupçonnait pas d'avoir assisté à son entretien avec Badinot.