—Son émotion était inexprimable; de ses doigts crispés, il serrait convulsivement les bras de son fauteuil, la sueur baignait son front, il respirait à peine, ses yeux ardents, fixes, ne quittaient pas les miens. Ses angoisses égalaient celles de sa femme. La suite de la lettre de Mme d'Harville vous dira la fin de cette scène pénible, monseigneur.


[XI]

[Punition]

Rodolphe continua la lecture de la lettre de Mme d'Harville.

«Après un entretien en allemand qui dura quelques minutes entre sir Walter Murph et Polidori, sir Walter dit à ce dernier:

«—Maintenant, répondez. N'est-ce pas madame—et il désigna ma belle-mère—qui, lors de la maladie de la première femme de M. le comte, vous a introduit chez lui comme médecin?

«—Oui, c'est elle..., répondit Polidori.

«—Afin de servir les affreux projets de... madame... n'avez-vous pas été assez criminel pour rendre mortelle par vos prescriptions homicides la maladie d'abord légère de Mme la comtesse d'Orbigny?

«—Oui, dit Polidori.