—Oh! grâce!... Pas la mort!...
—Tu as peur!—dit le chiffonnier.—Attends, je vas te bander les yeux...
Et détachant son mannequin de dessus ses épaules, le père Bribri en couvrit presque entièrement le condamné agenouillé, ramassé sur lui-même, et se recula prestement.
Trois coups de fusil partirent...
La justice populaire était faite...
Quelques instants après, attaché par-dessous les épaules au support du bec de gaz, le corps du bandit se balançait au vent de la nuit, portant cet écriteau attaché à ses habits:
FUSILLÉ COMME VOLEUR!
CHAPITRE X.
Comment M. Lebrenn, son fils, Georges le menuisier, et leurs amis, défendirent leur barricade.—Ce que venait faire Pradeline dans cette bagarre et ce qu'il lui advint.—Oraison funèbre de Flamèche par le père Bribri.—Comment le grand-père la Nourrice fut amené à jeter son bonnet de coton sur la troupe du haut de sa mansarde.—Entretien philosophique du père Bribri, qui avait une jambe cassée, et d'un garde municipal ayant les reins brisés.—Comment celui-ci trouva que le père Bribri avait de bien bon tabac dans sa tabatière.—Dernière improvisation de Pradeline sur l'air de la Rifla.—Comment, ensuite d'une charge de cavalerie, le colonel de Plouernel fit un cadeau à M. Lebrenn au moment où la République était proclamée à l'Hôtel de ville.