(Nous ne citerons pas d'autres sources pour ce chapitre. Voir pour ce récit sommaire tous les historiens déjà cités sur les Gaulois.)
[B] L'histoire du gouvernement gaulois offre trois périodes distinctes:
Théocratie du druidisme.—Royauté et aristocratie.—Constitutions populaires fondées sur l'élection et la volonté du plus grand nombre. (Amédée Thierry, Hist. des Gaulois, vol. II, p. 65.)
Plusieurs siècles avant Jésus-Christ, l'élection populaire remplaça l'antique privilége de l'hérédité. Les rois et les chefs absolus furent expulsés, le pouvoir remis aux mains de législateurs librement consentis; mais l'aristocratie héréditaire ne se laissa pas déposséder sans combat; appuyée sur le peuple des campagnes, elle engagea contre les villes une guerre longue et mêlée de chances diverses. (Amédée Thierry, Hist. des Gaulois, vol. II, p. 104.)... Ce fut une sorte de démocratie pure où le peuple en corps nommait, soit des sénats souverains, soit des magistrats et des chefs, et où, suivant l'expression d'un de ces petits chefs populaires, la multitude conservait autant de droits sur le chef que le chef sur la multitude... Tout le système politique de la Gaule reposait sur l'association; de même que des individus clients se groupaient autour d'un patron, de petits états se déclaraient clients d'un état plus puissant; les états également puissants s'associaient et se fédéraient entre eux; des lois fédératives, universellement reconnues, réglaient les rapports de tous ces états, fixaient les services mutuels, déterminaient les droits et les devoirs. (Améd. Thierry, Hist. des Gaulois, vol. II, p. 108.)
[C] Bataille de la Sambre. 500 survivants sur 60,000.
[D] Cause de la guerre.—Demande de provisions.
[F] Ce cri de ralliement druidique au gui l'an neuf, est encore, dans quelques provinces, acclamé par de pauvres enfants qui parcourent les rues au nouvel an.
[G] Voici ce qu'on lit dans César au sujet de ce singulier moyen de communication de télégraphie orale, si l'on peut s'exprimer ainsi:
«Les paysans gaulois, occupés aux travaux des champs, se communiquaient les nouvelles importantes en se les criant de l'un à l'autre; elles volaient ainsi de bourg en bourg, de cité en cité, avec la rapidité d'un son. Un événement arrivé à Genabum (Orléans), au lever du soleil, dans les jours les plus courts de l'année, put être connu chez les Avernes (les Gaulois de l'Auvergne), à cent soixante milles de distance, avant la fin de la nuit.» (César, De Bello Gall., liv. VII, ch. iii.)
[H] Diogène Laërte cite ces belles maximes, empruntées à la philosophie druidique: