--Hélas! grand-père, les Korrigans volent les enfants des pauvres femmes, et mettent à leur place de petits monstres; la chanson le dit.

--Voyons la chanson, ma Roselyk.

--La voici, grand-père:


«--Mary, la belle, est bien affligée; elle a perdu son petit Laoïk; la Korrigan l'a emporté.


»--En allant à la fontaine puiser de l'eau, je laissai mon Laoïk dans son berceau; quand je revins à la maison, il était bien loin.


»--Et à sa place la Korrigan avait mis ce monstre; sa face est aussi rousse que celle d'un crapaud; il égratigne, il mord sans dire mot.