CHAPITRE III.

[Note A: ][ (retour) ] Marius (ou Marion) avait commencé par être armurier; la faveur dont il jouissait était extrême, et s'il la méritait bien légitimement par des qualités morales, sa franchise, sa droiture de coeur, il la devait aussi un peu à des avantages extérieurs, à sa dextérité à tous les exercices, à sa force peu commune; cette vigueur extraordinaire était telle, dit Trébellius Pollion (Trig. Tyr., 187), que «Marion pouvait arrêter de sa main un chariot lancé, et qu'il pulvérisait dans sa main les corps les plus durs.» On trouvait du reste chez lui une nature simple et honnête que la fumée des grandeurs n'enivra pas; il avait pour ami un soldat des légions gauloises qui avait autrefois travaillé avec lui comme ouvrier. (Ibid., T. P ap. A. Thierry, v. II, p. 390 et suiv.)

[Note B: ][ (retour) ] Locution habituelle de Marion, selon Tréb. Poll. A luxuriosissima illa peste.

[Note C: ][ (retour) ] Tétricus, parent de Victoria, administrait depuis près de dix ans les provinces du sud de la Loire avec plus de sagesse que d'éclat. C'était un homme fin, patient, habile, lettré, écrivant souvent en vers. (Eutr., ap. Cat., IX, 3.)

[Note D: ][ (retour) ] Histoire des Papes, par M. de la Châtre, v. I, pape Étienne, p. 213.

CHAPITRE IV.

[Note A: ][ (retour) ] L'épouse d'un soldat de l'armée ayant attiré Victorin par sa beauté, il tenta de la séduire, et sur son refus lui fit violence. (Aurel. Vict. Cæs., 35.)

[Note B: ][ (retour) ] Le mari lui-même, suivant quelques-uns, perça le coupable de son épée; les soldats se soulevèrent; Victoria présenta le fils de Victorin à la multitude furieuse en implorant pour lui la pitié. (Ibid.)

[Note C: ][ (retour) ] Mais tout fut inutile: le fils fut tué comme le père. (Ibid.)

[Note D: ][ (retour) ] Plus tard un tombeau fut élevé à Cologne avec une humble pierre où l'on inscrivit ces mois: Ici reposent les deux Victorin. (Tréb. Poll. Trig. Tyr., 187.)