[Note 2: ][ (retour) ] Beaucoup de prêtres s'étaient mariés avant d'être appelés à l'épiscopat. On appelait leurs femmes episcopa ÉVÊCHESSES.

«Palladius, comte de la ville de Javols en Auvergne, disait à l'évêque Parthénius, qu'il accusait de sodomie:--Où sont-ils tes maris, avec lesquels tu vis dans le désordre et l'infamie?»

«Félix, évêque de Nantes, était d'une jactance et d'une avidité extrêmes; mais je m'arrête pour ne pas lui ressembler.» (Liv. V, p. 183.)

«Les gens de Langres, après la mort de Sylvestre, demandèrent un autre évêque; on leur donna Pappol, autrefois archidiacre d'Autun. Au rapport de plusieurs, il commit beaucoup d'iniquités; mais nous n'en dirons rien pour qu'on ne nous croie pas détracteurs de nos frères.» (Liv. V, p. 189.)

«...Le mari accusa vivement l'évêque Bertrand.--Tu as enlevé, dit-il, ma femme et ses esclaves, et ce qui ne convient point à un évêque, vous vous livrez honteusement à l'adultère, toi avec mes servantes, elle avec tes serviteurs.--Alors le roi, transporté de colère, exigea de l'évêque la promesse de rendre la femme à son mari.» (Liv. IX, p. 319, v. 3.)

«La ville de Soissons avait pour évêque Droctigisill, qui, par excès de boisson, avait perdu la raison depuis quatre ans.» (liv. IX, p. 359, v. 3)

«Sunigésill, livré à la torture, avoua qu'Égidius, évêque de Reims, avait été complice de Rauking, dans le projet de tuer le roi Childebert (la complicité fut prouvée.) L'on trouva dans le trésor de cet évêque, des masses considérables d'or et d'argent, fruit de son iniquité.» (P. 4, liv. X, p. 97.)

L'évêché de Paris fut donné à un marchand nommé Eusèbe, qui, pour obtenir l'épiscopat, fit de nombreux présents. (T. IV, p. 113.)

«Berthécram, évêque de Bordeaux, et Pallado, évêque de Sens, avaient souvent trompé le roi par leurs fourberies. Dans la suite, Pallado et Berthécram s'emportèrent l'un contre l'autre et se reprochèrent mutuellement un grand nombre d'adultères et de fornications. Ils se traitèrent aussi de parjures. Cela donna à rire à plusieurs.» (Liv. VIII, p. 139.)

«L'abbé Dagulf commettait à chaque instant des vols et des meurtres, et se livrait à l'adultère avec une extrême dissolution. Épris de passion pour la femme de son voisin, il chercha tous les moyens d'attirer cet homme dans son monastère pour le tuer.» (Liv. VIII, p. 179, t. 3.)