18 septembre 1850.
LA GARDE DU POIGNARD.
KARADEUK LE BAGAUDE ET RONAN LE VAGRE.
(DE 529 A 615.)
«... Je ne sais par quels prestiges diaboliques
il faisait tout cela, mais il séduisit ainsi
une immense multitude de peuple, et il se mit à
piller et à dépouiller ceux qu'il trouvait sur son
chemin, et à distribuer leurs dépouilles à ceux
qui n'avaient rien.»
(Grégoire de Tours, Histoire des Franks, v. IV, l. X, p. 111.)
CHAPITRE PREMIER.
Le chant des Vagres et des Bagaudes.--Ronan et sa troupe.--La villa épiscopale.--L'évêque Cautin.--Le comte Neroweg et l'ermite laboureur.--Prix d'un fratricide.--La belle évêchesse.--Le souterrain des Thermes.--Les flammes de l'enfer.--L'attaque.--Odille, la petite esclave.--Ronan le Vagre.--Le jugement.--Prenons aux seigneurs, donnons au pauvre monde.--Départ de la villa épiscopale.
«Au diable les Franks! vive la Vagrerie et la vieille Gaule! c'est le cri de tout bon Vagre[A]... Les Franks nous appellent Hommes errants, Loups, Têtes de loups!... Soyons loups...
»Mon père courait la Bagaudie, moi je cours la Vagrerie; mais tous deux à ce cri:--Au diable les Franks! et vive la vieille Gaule!...